Monthly Archives: mars 2011

Les Kids du team Volcom Europe sur le North Shore hawaïen

3 mars 2011
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Didier Piter reste toujours aussi actif, même en plein hiver. A présent reconverti dans le coaching surf chez Volcom, le voilà rendu avec les kids du team sur le North Shore Hawaiien. Invité à plusieurs contests sur Pipeline pendant sa carrière pro, il profite une nouvelle fois des houles hivernales pour se caler des barrels hawaïens. Les Volcom’s boys ne pouvaient donc pas rêver mieux comme guide pour profiter à fond de l’arrière-saison hawaïenne.

Le coach nous raconte en exclu la vie des riders dans la prestigieuse Volcom House. Carnet de bord :

LUNDI 21 FEVRIER :

Le Pipe marche à six pieds. Les boys viennent d’arriver sur le North Shore, directement débarqués dans la Volcom House. Depuis les canapés confortables de la terrasse et leur vue imprenable sur le spot, ils waxent leurs guns tout neufs la gorge serrée… C’est le moment de vérité : chacun va pouvoir mesurer sa peur et se situer dans l’échelle d’engagement Hawaïen, et la réalité va les rattraper. Personne ne va leur donner de vague. Ils vont devoir « pay their dues » comme on dit ici.

Bilan du premier jour au Pipe : 7 tubes en tout pour les boys, 3 planches cassées. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs mais a Pipe chaque œuf coûte cher ! William Allioti ne casse pas sa planche mais en remontant d’une petite vague, il se fait pulvériser à l’impact zone : premier contact avec le reef avec un bon slam sur le bras et le short complètement déchiré. Violé par le Pipe ! La première leçon du jour, c’est qu’ici il vaut mieux limiter les erreurs et surtout privilégier la qualité plus que la quantité de vagues.

MARDI 22 FEVRIER :

Dawn patrol au Pipe avant le Iba boadyboard Championship. Le swell tombe aussi vite qu’il est monté hier. PC (Distinguin, ndlr) et William prennent quelques bons drops mais on ne peut pas appeler ça le Pipe en feu. Peu importe, il faut passer du temps à l’eau, des heures ou même des années pour se familiariser avec tous les visages et humeurs du spot et finir par prendre des bombes.

Rocky Point l’après midi est bien consistant, mais après le Pipe, tout paraît plus facile et le surf en board short est bien agréable. Nous sommes à l’heure hawaïenne : barbecue devant le spot avec un sunset magnifique alors que les baleines sautent au large.

MERCREDI 23 FEVRIER :

La houle a baissé et on commence à regretter le dernier swell. Bon lever du jour à Rockies, la pression du Pipe est retombée et les garçons lâchent des bons turns. De retour à la Volcom House pour les pancakes, ils réalisent qu’ici ce n’est pas l’hôtel. Tom Grom et Tai Vandike, l’imposant Maui boy responsable de la maison, leur rappellent les règles : « clean your shit everyday, morning and evening » ! Tout le monde se met au boulot… Depuis, la maison est super clean !

24, 25, 26 FEVRIER :

En attendant la houle, rien à signaler à part quelques sessions « hygiéniques » à Rockies et au Beach Park. L’eau est bonne et super claire, les boys lâchent leur répertoire de tricks. On profite du flat pour visiter Haleiwa et ses énormes surfshops. Après le Kua Aina Burger et le Shave Ice au Volcom Store, on termine au Ali’i Beach park. C’est ici que la relève du North Shore fait ses armes dans les réformes, veillée par les tortues qu’on ne cesse d’apercevoir dans le shore break.

Andrew Christie, fête son anniversaire dans la Gerry Lopez house, la maison mythique de Pipeline rachetée par Volcom. Il fait visiter les lieux chargés d’histoire aux garçons. Sur les murs des photos, des Pipes légendaires, c’est un mini-musée du spot. Au dernier étage, la plus haute tour du château : la chambre de Bruce et sa terrasse plongeant sur le Pipe. Il y a plus de vingt guns de différentes tailles qui attendent Bruce pour le prochain swell. Les garçons rêvent de dormir dans cette chambre, mais il va falloir en prendre des bombes à Pipeline avant d’avoir ce privilège…

Didier Piter

Première de Tanker Surfing en Europe

3 mars 2011
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Quiconque s’est retrouvé sur un paquebot s’est probablement déjà demandé ce que devenait le  profond sillage qui se dégage de ces bateaux monumentaux ? Après avoir surfé une sympathique droite de 10 secondes toutes les 2 heures en Mer de Marmara suite au passage d’un “fast ferryboat” turc, je me suis penché sur l’estuaire de la Gironde.

Le plus grand estuaire d’Europe est un couloir de 75 km, peu profond, qui oblige les grosses unités à y rentrer dans l’estuaire avec le flot de la marée, en allant le plus vite possible. Ayant eu la chance de monter à bord d’un gros pétrolier, j’avais pu faire un premier repérage efficace pour identifier les meilleures zones de déferlement. Un peu plus tard, j’avais tenté une session depuis les berges avec Patrick Audoy, qui ne put malheureusement pas partir sur une série de vagues très rapprochées. Il fallait donc l’aide d’un petit bateau pour suivre un gros porte-conteneur, qui semble pousser beaucoup d’eau.

Nous avons donc mis en place une expédition avec Jonathan Larcher, Xavier Leroy et Stéphane Iralour pour tenter de dompter ces vagues de rivière. Sur la route, on cueillait Alain Sevellec et Alex Ponot, qui se décidèrent à tenter le coup en SUP. La vision des deux compères en plein milieu de l’estuaire, avec ce porte-conteneur qui paraissait leur foncer dessus, fut des plus étranges.

Notre équipage fut le premier  à déposer John Larcher sur une déferlante de bord de 30 à 50 cms qu’il surfa pendant plus de 30 secondes en plantant un joli petit nose. Puis, Xavier Leroy et Stéphane Iralour en jetski se mirent à coller au cul du navire pour surfer la déferlante du sillage, qui creusait bien mais allait terriblement vite. Les deux se firent un petit ride de quelques secondes, l’un en SUP avec la difficulté de gérer la rame et la corde de traction en même temps, et l’autre en surf tracté, avec celle de conserver une vitesse suffisante pour rester dans la partie creuse.

Bref, tout reste à apprendre sur ces nouvelles vagues mais il est clair que le potentiel de surf est bien là.

Antony “Yep” Colas



Vidéo : Maxence Peyras – Eyesea Production / Texte et photos : Antony « Yep » Colas

Cori Schumacher VS ASP

3 mars 2011
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Coup de tonnerre sur le circuit ASP Longboard féminin : l’Américaine Cori Schumacher, Championne du Monde 2010 de la discipline a décidé de boycotter l’épreuve de Hanan Island en Chine. Seule épreuve du World Tour de Longboard féminin avec le Roxy Jam de Biarritz, Cori risque de perdre gros sur le plan sportif.

Sûrement rien comparé à ce qu’elle gagne en terme de respect. Celle qui avait déclaré à Surfsession.com en juillet dernier être « complètement en marge du système » et souhaitant  garder sa « liberté et ne pas considérer le surf comme un job » n’a pas sa langue dans sa poche.

Dans un récent échange de mails avec l’ASP publié sur le site Inertia, Schumacher n’hésite pas à porter de violentes accusations : « L’ASP est reconnue comme le corps et l’esprit du surf, elle est censée représenter avec le plus grand respect les valeurs du surf. Qu’elle soit complice de ce gouvernement irrespectueux des Droits de l’Homme et commettant les pires crimes me gêne profondément. Je ne peux croire que l’ASP reste neutre politiquement face à cette situation. »

Elle ne doute cependant pas que les autres filles du circuit « représenteront avec grâce le longboard » et « leur souhaite bonne chance. »

L’initiative de Cori Schumacher incite au respect. Les autres rideuses du circuit suivront-elles l’exemple de la plus « core » des longboardeuses ?

Nixon ART MOSH, ou quand l’art s’invite à l’ISPO

3 mars 2011
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La tournée Européenne du Nixon ART MOSH a fait escale à Munich lors de l’ISPO, les 6 et 7 Février derniers. A cette occasion, l’exposition temporaire s’est déroulée dans les anciens bureaux de la Poste, terrain de jeu idéal pour ces artistes venus des 4 coins du monde (Afrique du Sud, USA, Europe…). Un melting pot d’artistes peintre, de photographes, de designers etc. était là pour attirer collectionneurs, artistes et autres acteurs de l’industrie de la glisse.

Réunissant sous le même toit différents types d’art – de la photo à la peinture en passant par des estampes et autres travaux en rapport avec le monde de la glisse (avec des pièces de Danny Burrows, d’Axel Pauporte…) -, cette expo, sponsorisée par l’ISPO, a fait tomber des barrières.

Un des points fort de cette expo éclectique fut la démo de « live painting » effectuée par Falk et le fondateur du magazine « Style ». L’expo a bien sûr mis en valeur une partie de la collection LTD de son partenaire Nixon.

Le prochain stop du Nixon ART MOSH est prévu le 29 Avril en Norvège. D’ici là, vous pouvez toujours aller jeter un coup d’œil sur le site internet de l’expo : www.artmosh.com.

La Billabong Adventure Division score du très gros en Irlande

2 mars 2011
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On vous l’annonçait il y a 3 semaines : Sancho et Eric Rebière (nouveau team-rider Billabong) ont scoré du très gros sur le spot irlandais de Mullaghmore Head. Le duo de chargeurs a même remporté le « Tow In Surf Session« , une compétition qui opposait 22 des meilleurs big-wave riders irlandais et européens, dans des vagues monstrueuses de 6 à 9m (voir news).

En marge de la compète, Sancho et Rebrix ont continué à charger comme des furieux malgré le caractère inhospitalier du spot. Quelques jours plus tard, le duo remettait ça à Belharra

Une épopée sur laquelle on reviendra dans le prochain mag.

Matt Meola vainqueur du contest Innersection

2 mars 2011
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Plus d’un an après le début du concours Innersection.tv, et au terme d’une lutte virtuelle laissée à la merci des internautes, le verdict est tombé ce matin : c’est le jeune hawaïen Matt Meola, 21 ans, qui sort vainqueur du contest, et remporte le chèque de 100 000 $ ! Du jamais vu dans l’histoire de la vidéo surf…

Depuis quelques semaines, les pronostics allaient bon train sur la toile et quelques noms revenaient souvent… Parmi eux, John John Florence, Peter Devries, Josh Kerr… Au final, c’est donc Matt Meola, dont le surf ultra-moderne avait calmé pas mal de monde, qui a remporté le plus de votes de la part des internautes ayant acheté le DVD.

Surfsess.com a déjà rencontré l’Hawaiien à 2 reprises. La dernière fois remontait au mois de novembre, où il avait débarqué à la rédac un matin pluvieux, emmitouflé dans une grosse doudoune. Alors que son nom revenait déjà souvent parmi les possibles prétendants, nous avions abordé sa possible victoire :

« Imagine que tu sois le vainqueur et que tu empoches les 100 000 $, qu’est-ce que tu ferais de tout cet argent ?
Hum… Je sais pas trop, mais ça changerait probablement pas mal ma vie (
rires). Je crois que je commencerais par faire une grosse fête, et après ça… non, en fait je ne veux même pas penser à ça maintenant ! Mais c’est clair que ça fait un gros paquet de cash à prendre… » (lire l’interview)

Le contest vidéo a rassemblé certains des meilleurs surfeurs du monde comme Kelly Slater, Parko, Josh Kerr, Cory Lopez… Au total, le DVD – sorti en novembre – rassemble près de 25 sections, et fait dores et déjà partie des grosses prods de l’hiver.

Bref, retenez le nom de Matt Meola, ce jeune Hawaiien encore inconnu il y a 18 mois et qui vient de remporter 100 000 $ grâce à vous…

Plus d’infos : www.innersection.tv

Retrouvez la bande-son intégrale de la vidéo ici.

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, voici le clip à 100 000 $ :

Santa Cruz et Ericeira « reserves mondiales de surf »

2 mars 2011
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Save the Waves a annoncé le 24 février que les deux spots de Santa Cruz (Californie du Nord) et Ericeira (Portugal) feront partie du World Surfing Reserves, un programme destiné à protéger les spots de surf en les classant « réserves mondiales de surf ». Les deux nominés s’ajoutent à l’emblématique plage de Malibu, classée en octobre 2010, première réserve de surf dans le monde.

La région de Santa Cruz est connue dans le monde entier pour ses spots glacés de Steamer Lane et Pleasure Point et son épreuve du Coldwater Classic. Premier à réagir, Jack O’Neill, local et inventeur des premières combinaisons, se réjouit de cette décision: « Je n’aurais pas pu penser à un meilleur endroit que Santa Cruz. Il y a tellement de spots incroyables et une communauté surf merveilleuse. La décision prise par Save the Waves est un excellent moyen de préserver la région. »

Haut lieu du surf au Portugal, Ericeira est aussi bien connue pour ses vagues World Class que pour son environnement. World Surfing Reserves a choisi de délimiter une zone de quatre kilomètres de côtes intégrant le fameux spot de Ribeira d’Ilhas, utilisé depuis plusieurs années pour le Quiksilver Pro Portugal. « Ericeira possède une grande variété de spots, il y a du surf pour tous les niveaux, déclare ravi de cette décision, l’enfant du pays, Tiago Pires. J’aime cet endroit, je suis super content car il le mérite, c’est un super moyen de protéger les spots. »

World Surfing Reserves, en lien avec les communautés locales, choisit les spots selon quatre critères: la qualité des vagues, l’importance de la culture surf sur la zone, les caractéristiques environnementales et le soutien communautaire. Pour le moment plus d’une centaine de sites dans trente-quatre pays différents sont à l’étude.

Par ailleurs, Kelly Slater a montré un réel intérêt pour cette action. «Chaque fois qu’il est possible de sauvegarder une plage ou un spot, je suis à fond. World Surfing Reserves place la barre très haute en voulant couvrir l’ensemble de la planète. J’ai vraiment hâte que d’autres endroits soient protégés de la même manière. »

Au-delà de la visée écologique, les actions de Save the Waves nous poussent à réfléchir sur le rôle des communautés locales. A méditer…

Ericeira, Portugal © QuiksilverProPortugal

©ColdwaterClassicSantaCruz

Fanning pris en flag’

2 mars 2011
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Le Quiksilver Gold Coast innove dans le monde du surf de haut-niveau. Après l’arrivée de l’assistance vidéo par l’ASP en 2006, les riders sont maintenant suivis à la trace dans leurs moindres gestes. Pour la première fois dans un contest, ils sont équipés d’une technologie GPS mesurant leurs vitesses et la distance qu’ils parcourent pendant leurs heats. Comment ? Grâce à une puce GPS de 85 grammes insérée dans leurs lycras. Les informations sont ensuite relayées à un ordinateur qui indique la vitesse du rider en temps réel aux commentateurs. Une façon d’apporter encore plus de données dans les compétitions de surf.

Selon VX Sports, initiateur du projet, les surfeurs seraient capables de dépasser les 45 kilomètres par heure. La paire Hobgood, « twitte » plus loin : « Ça va être fou d’utiliser ces compteurs de vitesse sur Teahupoo et Backdoor. On prend les paris, les gars, à combien on sort du tube ?… 70 km/h ? »

Pour le moment, Mick Fanning, tient la pôle position, avec 39.1 km/h au compteur devant Parko (34.6 km/h) et Durbidge (33.6 km/h). Le surfeur le plus rapide du contest recevra d’ailleurs 2500 dollars.

Cette avancée rappelle vaguement un des projets soutenus par Eurosima : l’idée était de mettre un compteur de vitesse GPS au niveau des dérives pour permettre aux juges de mieux apprécier la vitesse d’exécution des tricks…

Slater, sportif de l’extrême 2011

1 mars 2011
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Kelly Slater, l’Américain de 39 ans, a décroché le 8 février à Abou Dhabi (EAU), le Laureus Awards du meilleur sportif extrême de l’année. Une récompense qui lui revient logiquement pour la troisième fois (2007,2009 et 2011, NDLR)  aux vues de ses performances sportives.

Il a notamment devancé Stephanie Gilmore et Shaun White. Slater, succède à Stephanie Gilmore, lauréate de l’édition 2010. Il n’y a plus de doute les surfeurs sont les plus « graves » dans l’univers des sports extrêmes.

©LaureusAwards

Lindsey Vonn et Rafael Nadal complètent le palmarès de cette cérémonie avec le titre de meilleure sportive et meilleur sportif de l’année 2011.

Les Laureus World Sports Awards récompensent tous les ans, les athlètes sur leur saison précédente. Les nominés sont choisis par l’Académie des Sports Laureus, comprenant plus de 45 des meilleurs sportifs et sportives de tous les temps, comme Franz Beckenbauer, Cathy Freeman, Robby Naish ou Marcel Desailly

Les gagnants des huit catégories 2011 sont :

Meilleur sportif de l’année: Rafael Nadal
Meilleure sportive de l’année: Lindsey Vonn
Meilleure équipe de l’année: Equipe d’Espagne (Football)
Meilleure découverte de l’année: Martin Kaymer
Meilleur retour de l’année: Valentino Rossi
Meilleur sportif handicapé de l’année: Verena Bentele
Meilleur sportif sports extrêmes de l’année: Kelly Slater

Participez aux Initiatives Océanes

1 mars 2011
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Surfrider Foundation organise du jeudi 24 mars au dimanche 27 mars, la 16e édition des Initiatives Océanes. Cet événement est l’occasion de rassembler les clubs sportifs, les scolaires et le grand public autour d’un même objectif, la protection des océans. La dernière édition a rassemblé plus de 40 000 participants dans 34 pays à travers le monde. 534 nettoyages sont déjà prévus pour 2011, il y en a surement un près de chez vous. Pour vous inscrire à une action, foncez sur initiativesoceanes.org. Surfrider a choisi, pour cet opus 2011, de se concentrer sur le point chaud de la préservation des espaces maritimes, la lutte contre « les médias filtrants » ou « biomédias ».

Vous m’avez dit médias filtrants ? Vous savez ces petites roulettes de plastiques qui jonchent la plupart des plages des Landes et du Pays Basque depuis 2007. Utilisés dans les stations d’épurations, l’industrie agro-alimentaire, la pisciculture et sur certains paquebots de croisières, ces petits camemberts en plastiques servent de support aux bactéries mangeuses de déchets à la dernière étape du retraitement des eaux.

Plus les médias filtrants bougent dans les bassins, plus c’est efficace, mais plus ils ont de chance de se retrouver sur nos littoraux. Quelque peu paradoxal de polluer les rivières et océans en voulant nettoyer l’eau… Mais comment ces petites pièces de plastiques ressemblant étrangement à un jeu, arrivent sur nos côtes ? Surfrider Foundation a relevé deux phénomènes, les accidents ponctuels et les fuites régulières.

Depuis deux ans, trois accidents notoires sont à déplorer en Europe. Il y a tout juste un an à Corbeil-Essonnes, des millions de biomédias se sont échappés accidentellement d’une station d’épuration.

On les a retrouvés deux mois après, par milliers sur les plages Normandes. Mais ces médias filtrants se font également la malle lors de fortes précipitations.

Voilà une bonne raison de foncer sur les plages le week-end du 24 au 27 mars, donnez un coup de main. Suite à ce constat et voyant l’état de nos plages cet hiver, participer aux Initiatives Océanes devrait nous paraître naturel.

©naturalsurfing.com - Depuis 2007, ces petits camemberts envahissent les plages de la côte Atlantique.

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