Monthly Archives: novembre 2011

La Tow-in session revient à Mullaghmore Head

8 novembre 2011
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Billabong et Monster sont fiers de présenter la deuxième édition du TOW IN SESSION en association avec the Irish Surf Rescue Club (ISRC).
TOW IN SESSION est la seule compétition de Tow-in (surf tracté) en Europe qui à lieu à Mullaghmore Head en Irlande sur invitation.
La période d’attente s’étend du 1er novembre 2011 au 1er mars 2012. Une seule journée suffit pour boucler la compétition, un seul impératif : 6 m de vagues minimum !
L’an dernier les Français Benjamin Sanchis et Eric Rebière étaient sortis grands vainqueurs avec des vagues monumentales et deux nominations aux Billabong XXL Awards.

L’incroyable barrel de Kelly à San Francisco

8 novembre 2011
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Kelly Slater, extraterrestre jusqu’au bout… Quelques secondes après le fin de son heat du round 4 du Rip Curl Pro Search San Francisco – le Floridien part sur cette vague et s’engouffre dans un long, loooong barrel. Trop long pour les cameraman du live qui pensent qu’il n’en sortira pas et cessent de suivre l’action. Mais c’est sans compter sur le sens du tube du King qui, devant une foule abasourdie, sort de nulle part avant d’aller frapper un dernier reentrie en guise de coup de grâce. Ovation, salutations, Mr Slater vient de remporter de manière indiscutable son onzième titre mondial. Même si il aurait sans doute voulu que cette vague à 10 points arrive avant la fin du heat…

A 0’17 sec :

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Le late take-off

8 novembre 2011
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Late take-off. Littéralement, ça veut dire le départ en retard. ça arrive généralement lorsque l’on part au dernier moment ou légèrement mal placé par rapport au point exact de départ, une fois que la vague s’est déjà bien dressée. Ça arrive souvent lorsque les vagues sont très creuses, la lèvre se projette tellement vite en avant que l’on n’a pas le temps de descendre la paroi, sans qu’elle ne se dérobe sous nos pieds.
Alors forcément, cette situation est arrivée à chacun d’entre nous, quel que soit notre niveau, et se reproduira souvent. On ne peut pas toujours appliquer les règles de départ classique apprises avec le temps ou dans les manuels.

Effectivement, on risque de se retrouver en situation de late take-off lorsque l’on débute et que l’on ne rame pas assez efficacement au départ, lorsque l’on est fatigué, si notre planche est trop petite par rapport à la puissance des vagues, si les vagues sont très creuses ou tout simplement si un surfeur refuse le départ et qu’au dernier moment, on décide de saisir notre chance.
Le plus important dans cette situation, c’est vraiment d’y croire, c’est de s‘engager de tout son être. Sur la photo ci-dessous, Dane Reynolds est dans une situation où plus de 99 % des surfeurs jugeraient impossible à rétablir pensant la chute inévitable. Pourtant, Dane y croit et le réussit magistralement.

- – -

Dane Reynolds, France 2010 - Poullenot/Aquashot

SO LATE, SO WHAT ?

La première chose à faire est de ne pas chercher le late take-off. Il ne faut jamais négliger le départ. De toute façon, on ne cherche pas à partir en late, on se retrouve en late take-off.

Pendant le late, on ne descend pas la pente comme lors d’un take-off classique. Au lieu de prendre la pente pendant que la lèvre se projette au-dessus de nous, on est accroché par cette lèvre et on se fait projeter vers l’avant.

Donc là, on ne part plus légèrement en travers dans le sens du déferlement pour ne pas piquer : une fois que l’on part en l’air, il faut essayer de rester au-dessus de sa planche et de poser la planche à plat sur la paroi.

- Le truc numéro 1 serait de rester groupé et d’essayer de décrocher le plus vite possible de la lèvre, donc de continuer d’appuyer vers le bas pour ne pas continuer à partir en avant avec la lèvre.

- Ensuite, une fois que l’on décroche, il faut essayer de plaquer la planche sur la paroi en tendant les jambes. Sauf dans le cas extrême où se retrouve Dane, où là il va devoir plaquer la planche sur le plat de la vague en arrivant en bas.

- Puis, il faudra amortir la chute histoire d’absorber le choc en fléchissant les jambes.

- Et enfin, il ne faudrait pas trop amortir non plus au risque de perdre toute sa vitesse et de venir se faire cueillir par la méchante lèvre qui arrive au-dessus. Donc une fois fléchi, il faut résister à l’écrasement et essayer d’attaquer un virage sur le rail illico presto.

C’est une manœuvre très difficile à réaliser qui demande de l’engagement, du feeling, du timing et beaucoup de pratique, en plus d’être très risquée. Un paquet de blessures du genre entorses, déchirures musculaires, fractures se font à ce moment-là !

Heureusement pour nous, tous les take-offs ne sont pas aussi lates et puissants que celui de Dane… Mais n’oubliez pas que le surfeur est efficace dans l’urgence et là c’est vraiment le cas. Croyez en vous ! Et comme on dit en Côte d’Ivoire : « Cabri mort, n’a pas peur de couteau ! », alors une fois en l’air autant essayer de se poser.

Antisèche :

- Il faut y croire jusqu’au bout

- Essayer de décrocher le plus vite possible de la lèvre

- Plaquer la planche dans la paroi ou sur le plat

- Absorber le choc en fléchissant

- Résister à l’écrasement

- Bonne chance !

Par Philippe Malvaux, ancien entraîneur du Pôle France, désormais coach Nike 6.0

Ezekiel Lau vainqueur du HIC Pro

8 novembre 2011
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Ezekiel Lau, 17 ans et originaire d’honolulu, a remporté ce week-end le HIC Pro de Sunset Beach devant le jeune chargeur de Maui, Ian Gentil, 15 ans, Kamalei Alexander et le vainqueur du dernier HIC Pro, Billy Kemper, dans des vagues d’environ 1,5m.

Lau gagne ainsi son ticket pour participer à la Vans Triple Crown Of Surfing qui débutera le samedi 12 novembre avec le Reef Hawaiian Pro d’Haleiwa.

C’est la seconde victoire ASP de l’année pour Lau, qui avait déjà remporté l’ASP 4* Copa Quiksilver El Salvador en juillet.

Plus d’infos sur vanstriplecrownofsurfing.com

FINALE :
1st: Ezekiel Lau, Honolulu, $12,000 – 12.35 points (6.35, 6.0)
2nd: Ian Gentil, Maui, $6,000 – 10.9 points (6.8, 4.1)
3rd: Kamalei Alexander, $4,000 – 10.2 points (6.1, 4.1)
4th: Billy Kemper, Maui, $3,000 – 9.4 points (5.0, 4.4)

DEMI-FINALES :
H1: Billy Kemper; Kamalei Alexander; Joel Centeio
H2: Ian Gentil; Ezekiel Lau; Mason Ho; Tyler Newton

QUARTS DE FINALE :
H1: Billy Kemper; Joel Centeio; Kahea Hart; Mikey Bruneau
H2: Hank Gaskell; Kamalei Alexander; Albee Layer; Ian Walsh
H3: Tyler Newton; Ian Gentil; Makuakai Rothman; Jamie O’Brien
H4: Mason Ho; Ezekiel Lau; Pancho Sullivan; Michael O’Shaugnessy

ROUND OF 32:
H1: Joel Centeio; Ian Walsh; Alex Smith
H2: Kahea Hart; Kamalei Alexander; Makai McNamara; Flynn Novak
H3: Hank Gaskell; Mikey Bruneau; Kaimana Jaquias; Taylor Thorne
H4: Albee Layer; Billy Kemper; Jesse Merle-Jones; Jonah Morgan
H5: Ian Gentil; Michael O’Shaugnessy; Manuel Selman; Eala Stewart
H6: Tyler Newton; Pancho Sullivan; Christ Foster; Jack Perry
H7: Mason Ho; Makuakai Rothman; TJ Barron; Solomon Ortiz
H8: Ezekiel Lau; Jamie O’Brien; Evan Valiere; Danny Fuller

Session carnage à Shipstern Bluff

8 novembre 2011
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Si Shipstern Bluff terrifie le commun des surfeurs – et c’est carrément légitime ! – elle continue de faire tourner la tête d’une poignée de chargeurs australiens et tasmaniens qui se rendent sur place à chaque swell solide.
Jusqu’à quel point un surfeur est prêt à prendre cher pour un gros rush d’adrénaline ? Réponse sur ces images…

En action : Caleb Mclean - Danny Griffith - James Hollmer Cross - Marti Paradisis - Sandy Ryan

Mais où est donc passé Mr Reynolds ?

8 novembre 2011
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Le 15 octobre dernier le Rip Curl Pro Portugal débutait sans le trublion du World Tour : Dane Reynolds. Certains disaient qu’il était resté en France profiter des charmes des plages basques et landaises, d’autres le voyaient blessé, mais que nenni Dane Reynolds avait déjà décollé direction l’Amérique du Sud. Plus précisément les points breaks du Sud du Chili.

Non pas que je l’ai croisé dans les rues de Santiago avec son boardbag sur le dos ; mais plutôt que Ramon Navarro a laissé trainer la vidéo ci-dessus sur sa page facebook. Quelle ne fut pas ma surprise de voir qu’il y a à peine deux semaines la petite bande composée de Rob Machado, Craig Anderson, Dane Reynolds et Ryan Burch se gavait à moins de 5 heures de mon appartement santiaguino. Sans que personne m’en avise… Rob Machado avait bien laissé un tweet le 17 octobre : « Off to chile for some left points and a bag full of fun surfboards. With Dane Reynolds, Craig ando, and Ryan birch… » Mais noyé sous les flux d’informations il est passé à la trappe !

Visiblement les $25 000 d’amende écopés par Mr Reynolds pour son absence à Peniche n’ont aucune valeur face aux interminables  gauches chiliennes…

Pour les amateurs de shape, les boards que Rob Machado avait dans sa valise en arrivant au Chili :

À noter le shape très spécial de la 2ème en partant de la droite. Aurait-il collé deux boards ?!

Retrouvez les billets de Pol Chailloux sur son blog snapfly.wordpress.com

Jeremy Flores en pleine rééducation après sa blessure à la cheville

8 novembre 2011
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Blessé à la cheville pendant le Quik Pro France début octobre, Jeremy Flores n’a pas pu participé aux deux dernières épreuves au Portugal et au Californie. Il est actuellement en pleine rééducation dans le Sud Ouest français, et fait de son mieux pour être rétabli pour la fin de saison à Hawaii.

Plus d’infos sur www.jeremy-flores.com

Gabriel Medina remporte le Rip Curl Pro Search San Francisco

7 novembre 2011
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Gabriel Medina lors des demi-finales - ASP/Cestari

Gabriel Medina lors des demi-finales - ASP/Cestari

DERNIÈRE MINUTE :
Gabriel Medina
remporte le Rip Curl Pro Search San Francisco !

Le Brésilien de 17 ans vient de remporter l’avant-dernière épreuve du circuit ASP World Tour en battant Joel Parkinson 16,50pts (7,50 + 9,00) contre 10,90pts (6,90+ 4,00) en finale, après s’être préalablement défait de Kelly Slater en quarts et de Taylor Knox en demi-finales (une situation identique à celle du Quik Pro France 2011 qu’il avait également remporté !).

Rentré dans le World Tour en septembre après le cut de mi-saison, Medina décroche donc sa seconde victoire après seulement 4 épreuves concourues ! Il confirme les attentes portées sur lui depuis quelques années, ainsi que la bonne forme du clan brésilien après la victoire de son compatriote Adriano de Souza lors du Rip Curl Pro Supertubes.

Plus d’infos dès demain.

Plus d’infos sur live.ripcurl.com/search2011

Rétrospective : Julian Wilson en France

7 novembre 2011
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La France aime Julian Wilson. Et Julian Wilson aime la France. Et même encore plus depuis sa seconde place au Quik Pro France 2011. Rétrospective vidéo de son passage dans le Sud Ouest, en attendant le prochain épisode au Portugal.

www.julianwilson.com

Sally Fitzgibbons sauve les tortues de mer à Bali

7 novembre 2011
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Sally Fitzgibbons - photo : Quiksilver Indonesia

L’Australienne Sally Fitzgibbons, vice championne du Monde ASP 2011 a eu l’honneur de remettre un énorme chèque de 11000$ USD au nom de Quiksilver Indonesia pour l’association qui préserve les tortues de mer sur la plage de Kuta à Bali. (KBSTC)

Avec les membres de l’association, les médias et les touristes présents sur place, Sally a participé au lâcher de 30 tortues tout juste écloses au large de l’océan indien. « Ces petits bouts sont si mignons, je voudrais tellement pouvoir en ramener un chez-moi », a déclaré la surfeuse avant de rajouter : « C’est une expérience spéciale pour moi, j’ai vu ces toutes petites tortues soignées et protégées par les spécialistes. Les relâcher dans leur milieu naturel si immense est tellement émouvant. »

Le don provient de la vente de T-shirts au design d’une tortue et en édition limitée. 30% des bénéfices sont reversées régulièrement pour le programme de Conservation des Tortues de mer de Kuta Beach. (KBSTC)

Paul Hutson, le PDG de Quiksilver SEA (Asie du Sud), était sur place pour participer personnellement à la présentation : « Nous voyons tous Bali comme la Mecque du surf, mais avec le développement du tourisme, les atouts et attraits de Bali sont en danger. Nous souhaitons faire tout ce que nous pouvons pour sensibiliser les gens, maintenir les plages propres et préserver la nature. Nous sommes fiers et ravis d’être impliqués en apportant des fonds pour de tels projets. Il suffit de regarder les visages de ces enfants et de leur famille quand ils ont aidé ces minuscules tortues à rejoindre l’océan.C’est inestimable ! »

Quiksilver SEA et Coca Cola Amatil Indonesia soutiennent depuis ces dernières années le programme de Conservation des Tortues de mer de Kuta Beach (KBSTC), le département des sauveteurs de Bali et bien d’autres mouvements environnementaux autour de Bali. Leur engagement veille à donner en retour à la communauté, à préserver les plages, les océans et la faune pour maintenir le plaisir de tous dans les années à venir.

Sally Fitzgibbons - photo : Quiksilver Indonesia

 

Encanto Pro Porto Rico : En attendant le Round 2 !

7 novembre 2011
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Le Round 1 de l’avant dernière étape du Tour Pro IBA s’est achevé hier. On retiendra notamment le revo de Mitch Rawlins qui score un 10pts, la mauvaise performance du landais Pierre Louis Costes qui passe complètement à côté de son heat et termine quatrième, l’entrée en force de Winchester et Hardy, la première place du réunionnais Amaury Lavernhe et celle de l’hawaiien Jeff Hubbard qui pourrait bien, en cas de victoire, remporter son troisième titre mondial à l’issu de ce « Encanto Pro Porto Rico »… Stay tuned !

IBA/Specker

Suivez le live de la compétition sur le site officiel de l’IBA

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Damian King : DK World champ

7 novembre 2011
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Il n’aura finalement pas fallu attendre la dernière étape du DK World Tour IBA pour connaître le nom du nouveau Champion du Monde de la discipline. C’est donc l’australien Damian King, vainqueur de l’étape réunionnaise il y a quelques semaines, qui succède à Cesar Bauer en remportant in-extremis son 1/4 de finale porto ricain face au canarien Ardiel Jimenez. Et pourtant, s’il suffisait à l’australien de remporter son heat face au canarien pour coiffer la couronne mondiale, tout s’est joué dans les dernières secondes.

À 30 secondes du coup de corne, Ardiel Jimenez est en effet devant. Kingy a besoin d’un 6,8pts. Il rame et démarre backside avant de balancer un violent snap… puis un second. Tout le monde attend avec impatience les scores : 6,9pts. C’est désormais officiel, Damian King vient de remporter le titre mondial.


Quelques questions à Damian King

Tu viens de rentrer dans l’histoire du DK… impressions à chaud ?
Je suis vraiment content. C’était un objectif que je voulais atteindre mais que j’ai bien failli manquer… puis j’ai eu cette vague, cette dernière vague à quelques secondes de la fin et j’ai juste scoré ce qu’il me fallait… fuck yeah ! Je n’arrive pas à y croire.

Quand as-tu décidé de te lancer sur le DK Tour ?
J’ai fait mon premier contest l’année dernière et j’ai vu que ça ne se passait pas trop mal puisque j’ai fini second et cinquième… je me suis alors dit que ce serait pas mal d’avoir le titre mondial en prone et en DK. Personne ne l’avait jamais fait jusqu’à maintenant. Cette année je me suis donc concentré sur cet objectif.

Tu as remercié Jimbo sur le podium. Tu rides mieux lorsque tu as quelqu’un derrière ?
Bien sûr. C’est toujours bon d’avoir quelqu’un toujours là quoi qu’il arrive. Ça donne de la force.

Quelque chose à rajouter ?
Je voudrais également remercier Ryan Hardy qui m’a écrit quelques mots il n’y a pas longtemps. Ça a été une vraie motivation de la part d’une « fucking » légende. Vraiment cool !

ASP/Kelly Slater : le Grand Pardon

7 novembre 2011
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San Francisco, 6 novembre 2011. Brodie Carr, Président de l’ASP et Renato Hickel, ASP Tour Manager, remettent le trophée du Champion du Monde ASP 2011 à Kelly Slater dans le vestiaire réservé aux compétiteurs. « Remettent », en effet, puisque Kelly avait déjà reçu le trophée mercredi 3 novembre, avant de se le voir retirer 2 jours plus tard suite à une erreur dans le calcul de points.
Une bourde magistrale qui n’arrange pas les affaires de l’ASP, déjà vivement contestée depuis des mois par le public et certains surfeurs professionnels suite à l’instauration du nouveau classement ASP, le choix de certains spots sur le calendrier ou encore l’éviction de Bobby Martinez…
Photo : Sherman / Quiksilver

Le coup de pression de Michel Bourez

7 novembre 2011
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« C’était à Pipeline il y a 4 ans, l’année où je m’étais qualifié pour le Tour. Un 2 décembre précisément, le jour anniversaire de la disparition de Malik (Joyeux, ndlr). C’était vraiment fat et ça cassait au deuxième reef, ce qui, pour le spot, signifie que ça rentre gros. J’étais d’ailleurs en 7’2″. C’était une houle d’ouest et ça ne marchait quasiment que sur Pipe, mais il y en avait certaines qui passaient sur Backdoor, avec de bons souffles. Et c’est ça que je voulais !
À un moment, une série a cassé au second reef et je voyais la mousse arriver. La première a cassé juste devant moi, et a pété mon leash direct. J’en ai pris 3 ou 4 sur la tête, juste à l’impact zone. Je plongeais à chaque mousse jusqu’à toucher le reef et je n’avais plus d’énergie. Les lifeguards voyaient ce qui se passait mais ne pouvaient pas venir me chercher là où j’étais. Sur la plage, même au line-up, les autres surfeurs voyaient que j’étais en difficulté, me surveillaient et commençaient sérieusement à avoir peur pour moi.
Je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose sinon j’allais y passer. J’ai décidé d’arrêter de lutter, de bouffer, et me suis laissé porter par les mousses jusqu’au bord. Une fois sur la plage, les gens sont venus vers moi, je faisais le mec qui allait bien, mais j’étais vraiment choqué. Je suis rentré à la maison boire une bière direct.
Ça m’a beaucoup marqué. Ça fait 4 ans que ça m’est arrivé, mais je flippe à chaque fois que je me remets à l’eau là-bas, même si ça commence à aller mieux. »

« Le coup de pression » est une nouvelle rubrique hebdomadaire dans laquelle les surfeurs reviennent, autour d’une bière, sur leurs plus grosses peurs. Des histoires de mousse donc, mais pas seulement…

PHOTO : ANTOINE JUSTES

Kelly Slater Champion du Monde 2011 [et pour de bon !]

6 novembre 2011
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Ke11y Slater - Photo : Quiksilver/Sherman

Les fans du King peuvent enfin se rassurer : Kelly Slater a enfin remporté ce soir son onzième titre mondial de manière indiscutable, en remportant sa série du round 4 du Rip Curl Pro Search Pro San Francisco face aux deux Brésiliens Gabriel Medina et Miguel Pupo.

Une situation plutôt cocasse après l’annulation vendredi soir, suite à une incroyable erreur de calculs de l’ASP (Association des Surfeurs Professionnels), de son titre remporté deux jours plus tôt.

Les dirigeants de chez Quiksilver peuvent donc sabrer à nouveau le champagne et balancer à la foule les tee-shirts et casquettes Ke11y qui leur restent…

Plus d’infos dans la journée.

Plus d’infos sur le Rip Curl Pro Search San Francisco : live.ripcurl.com/Search2011LiveControl

 

 

‘Le souvenir que je garde d’Andy’ : l’hommage de Kelly Slater à A.I

6 novembre 2011
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Un an après la disparition d’Andy Irons, Kelly Slater, son ancien rival devenu ami au fil des années, lui a rendu hommage il y a quelques jours sur le site américain theinertia.com. Un texte vrai et émouvant dans lequel le décuple (eh oui…) Champion du Monde se livre avec sincérité, revenant sur la nature parfois compliquée de leurs rapports.

Le souvenir que je garde d’Andy :

« On m’a demandé à de multiples reprises de donner mon opinion et de faire des interviews à propos d’Andy Irons et des situations et décisions qui ont mené à son départ prématuré de notre monde. Ça n’est pas quelque chose que je prends à la légère. J’ai mes propres opinions, pas seulement à propos des choix d’Andy et de la façon dont il en est arrivé là, mais aussi à propos de la façon dont ces choses sont traitées de tous les côtés de l’histoire. Mais quelle est la vérité ? Quelles opinions comptent vraiment en dehors de celles de sa famille et de ses amis les plus proches à propos de qui ils connaissaient et comment ils se sentent intérieurement ? Qu’est-ce que chacun d’entre nous espère retirer de l’histoire d’Andy Irons ? Et qu’est-ce que nous voulons apporter à l’histoire de sa vie ?

J’ai été confronté, de façon étrange, à la mort de mon père à travers Andy. Même si il était de 6 ans plus jeune que moi, il me rappelait un frère ainé et pour cette seule raison, nous avons eu une relation de confrontation. Nous voulions la même chose et nous savions que l’autre était en passe de l’avoir.

Bell's Beach 2010 - ASP

Mon père est décédé en avril 2002, et j’ai fait des t-shirts avec une photo de lui dessus. Andy et moi n’étions pas encore proches donc il n’en avait aucune idée. Pendant les quelques mois qui ont suivi, je titubais comme un zombie, profondément attristé du fait que je ne reverrais jamais mon père. Andy avait commencé l’année en gagnant deux compétitions et en prenant la tête du Tour. Je venais de revenir sur le Tour mais je n’avais pas le sentiment de me préoccuper de gagner quoi que ce soit, à l’exception peut-être d’une guerre de mots ou d’une bagarre avec quelqu’un. Andy était juste le mec.

Je vais partager une histoire, mais par souci de brièveté, je dirai juste ceci : Nous avons fini vraiment bourrés lors d’un trip à Tavarua et nous avons eu des échanges un peu virulents. J’ai dit quelque chose à propos du fait qu’il était le mec du moment après avoir gagner deux contests. Il s’est mis à me crier dessus et à rigoler, « Tu deviens chauuuuuuveeee, hahahaha. » Je lui ai dit qu’il saurait comment je me sentais quand son père serait mort, et il a commencé à me frapper au visage (je l’avais déjà frappé quelque temps plus tôt au visage dans un combat de catch complètement fou à 10 dans un taxi). Shane Dorian l’a alors plaqué et l’a éloigné de moi en lui disant que mon père était mort quelques semaines avant. Andy a commencé à pleurer hystériquement et à me prendre dans ses bras en s’excusant pendant près d’une demi-heure avant d’aller au lit, et de s’excuser à nouveau le jour suivant. D’une certaine façon, bizarrement, je pense que je voulais juste qu’il sache que j’étais blessé parce qu’il y avait des chances qu’il devienne vraiment rude, même si c’était le gars le plus sensible du monde. Il y avait juste cette sorte d’étrange et maladroite dynamique entre nous. Quelques mois plus tard, il gagnait son premier titre et tout ce que j’ai réussi à faire, ça a été de lui donner un de ces t-shirts que j’avais fait avec une photo de mon père dessus, et de le féliciter. Il m’a donné une accolade, m’a remercié et s’est senti un peu gêné que je lui donne un t-shirt avec une photo de mon père. D’un côté, il savait pourquoi je l’avais fait, et d’un autre il n’allait pas me laisser fendre son armure en portant ce foutu truc. Tout ce que je sais, c’est qu’il a aussi bien pu le brûler que le cacher. Je me le suis souvent demandé.

Les années qui suivirent ont été plutôt bien documentées sur notre histoire. Pas toujours correctes ou dans le mille, mais souvent assez justes. La presse a peut-être des fois dit des choses que nous pensions mais que nous n’avions jamais dit. J’ai aimé et haï ce mec, mais je l’ai probablement haï uniquement parce que j’admirais et j’enviais ce dont il était capable.

Lors du tournage du film "A Fly In The Champagne"

Une année et demi avant qu’il ne meurt, lors de la première compétition de l’année, il m’a dit qu’il faisait un documentaire sur les changements et les leçons qu’il avait tiré sur sa vie, et qu’il voulait aider des gamins qui l’admiraient et qui luttaient dans leurs vies, parce qu’il savait maintenant ce qui était possible. Il était clair dans sa tête, heureux, confiant et positif. Nous sommes restés à l’écart des autres et nous avons eu notre première et seule vraie discussion l’un envers l’autre, de cœur à cœur. Mes larmes ont fini par monter tellement j’étais fier de lui, c’était insensé et incroyable qu’Andy me regarde droit dans les yeux et me parle franchement. Il m’a alors dit qu’il m’avait toujours admiré et m’a demandé si je travaillerais avec lui sur son documentaire. Puis, il a ajouté qu’il ne pouvait pas croire à quel point la vie était fantastique et m’a parlé de ses peurs, de ses buts, de ses combats et de sa famille. C’était la vraie épiphanie dans la vie d’Andy : le moment où il était prêt à tout nettoyer et à mettre de côté tout ce qui le retenait loin de son vrai potentiel en tant qu’être humain. Et c’est ce qui est excitant : il avait vraiment beaucoup plus d’habilités et de connaissances à plein de niveaux. J’ai gagné des heats contre Andy lors de cet événement et celui d’après, à Bells. La seule raison pour laquelle je partage cela, c’est parce que les deux fois, il a souri et m’a dit « bien joué » même si il était énervé d’avoir perdu. Je pouvais voir qu’il appréciait le processus d’apprentissage de l’acceptation des choses, même de celles qu’il haïssait vraiment, comme perdre… qui plus est face à moi !

La dernière fois que j’ai vu Andy c’était au Portugal il y a un an. J’étais tout proche d’emporter le titre, et lorsqu’il m’a vu à la compétition, il m’a pris dans ses bras en me disant qu’il était vraiment fier de moi et qu’il espérait que je gagne ce titre à Porto Rico. J’ai pensé « mec, si seulement je t’avais battu à Tahiti, ça serait probablement déjà fait », je lui ai en quelque sorte mentionné ça et nous avons rigolé. Il m’a donné une bonne accolade et un high five, et je ne l’ai jamais revu.

J-Bay 2006 - ASP/Karen

Deux semaines plus tard à Puerto Rico, certaines personnes disaient qu’il était malade tandis que d’autres disaient qu’il faisait la fête. D’autres disaient aussi qu’il n’avait jamais quitté sa chambre d’hôtel. Martin Potter et moi étions vraiment soucieux du fait qu’il ait raté son premier heat. Je me rappelle me sentir vraiment bizarre lorsqu’ils ont appelé son nom et que son heat à trois s’est surfé sans lui. Nous avons alors convenu que nous devions aller le voir à son hôtel pour voir si il allait bien, parce que ça n’était pas possible qu’il vienne jusque là pour rater son heat. On nous a alors dit qu’un docteur l’avait vu, qu’il était malade et qu’il se reposait. J’étais mal à l’aise avec le fait qu’il soit absent, mais au moins nous avions eu des nouvelles.

Quand il a manqué son heat suivant et que j’ai appris qu’il était parti, j’étais vraiment inquiet. Un ami qui était avec lui la nuit précédente à Miami m’a appelé et m’a demandé pourquoi Andy n’était pas resté à Puerto Rico, me disant alors qu’il avait pris un avion pour rentrer chez lui en passant par Dallas. J’ai appelé Andy sur son téléphone sans avoir de réponse. Je lui ai envoyé quelques textos sans retour. C’était pendant les quelques 30 minutes avant qu’il ne soit retrouvé dans sa chambre d’hôtel à Dallas. Deux ou trois heures plus tard, j’apprenais la nouvelle de sa mort. Je me suis alors assis sur la plage avec un chien abandonné et les gens ont commencé à m’appeler.

L’histoire d’Andy Irons nous laissera probablement un goût amer, que l’on soit son ami et qu’il nous manque, ou que l’on ait un fort jugement sur ses travers et que ça nous mette en colère. Quoi qu’il en soit, ça n’a aucun sens que quelqu’un d’aussi doué et en contact à tant de niveau, meurt seul dans la chambre d’hôtel d’un aéroport, loin de tout ce qui comptait pour lui. Mais, se rappeler d’une personne peut parfois signifier se rappeler des moments les plus durs que vous n’ayez jamais eu avec elle, en ayant le sentiment que votre vie est meilleure grâce à l’expérience que vous avez partagé avec elle. Si cela peut alors vous faire rire ou sourire, vous honorez sa vie et sa mémoire, je crois.

Je me suis demandé si quelque chose dans notre relation ou nos combats avait pu avoir un quelconque impact sur le cours de sa vie, où si j’avais pu apporter une différence d’une façon ou d’une autre. Peut être est-ce ma propre forme de déni, mais une chose est claire : je ne peux toujours pas croire qu’Andy est parti. Bordel, je ne peux toujours pas croire que Todd Chesser est parti ainsi que Donnie Solomon, Malik Joyeux et tout un groupe de potes qui sont partis. Un anniversaire est au mieux utilisé pour se rappeler des bonnes choses et laisser un peu plus couler le tout afin que la tristesse disparaisse et que les bons souvenirs restent. Si nous devions apprendre quelque chose de tout cela, ce devrait être que l’impacte positive d’Andy et de tous nos amis disparus doit nous rapprocher des choses et de ceux que nous aimons ici, aujourd’hui.

Je vous laisserai sur une dernière pensée à Andy. L’autre jour, j’étais avec un ami qui avait donné à Andy des jantes pour sa voiture. Dans son bureau, il avait une board signée d’Andy. L’autographe disait, « Picture me Rollin’! » (Imagine moi en train de rouler : titre d’une chanson de 2pac ndlr). Je le ferai, mon pote.

Avec amour et respect,

Kelly »

Retrouvez ce texte dans sa version originale sur le site theinertia.com.

Pour aller plus loin :

Eric Rebiere sort son gun 10’6 à Parlementia

6 novembre 2011
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Jeudi 3 novembre, les vagues sont passées à Parlementia (Bidart-Guéthary) de 2 m à 3,50 m dans l’après-midi en même pas 2h. Le fort vent du sud, l’après-midi s’est remis plus sud-est, rendant le pic plus surfable. Pour autant les vagues étaient particulièrement dures à démarrer, la houle ayant une période de 19 secondes, ce qui veut une très grande vitesse.

Aussi il ne fallait pas moins d‘un gun de plus de 10′ pour être sur de partir à la rame. Remis de sa blessure au genou qui l’empêcha, en août, de participer à l’épreuve de Pico Alto (Pérou) comptant pour le Big Wave Word Tour, le Franco-Brésilien s’est fait plaisir backside sur le pic de Parlementia, où les séries surprises n’ont pas manqué de rappeler aux téméraires la puissance hawaïenne de ce swell atlantique.

Carte météo
HOULE, VENT, PERIODE, HORAIRE DES MAREES DE + DE 180 SPOTS

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