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TRIPS

“Lost In The Swell” : le premier boat trip surf 100% Bretagne

Ronan Gladu, Ewen Le Goff et Aurel Jacob nous présentent leur dernier projet : un tour de Bretagne à la voile sur un trimaran éco-conçu de 7 mètres de long...

Publié le 7 février 2013

Deux ans après l’aventure Des Iles Usions (un surf trip/exercice de survie de 3 semaines sur une île déserte en Indo), les trois irréductibles Bretons Ronan Gladu, Ewen Le Goff et Aurel Jacob remettent ça, mais cette fois-ci à domicile avec le projet Lost In The Swell. Le but ? Un tour de la Bretagne et ses innombrables îles au printemps sur le Gwalaz, un petit trimaran éco-conçu de 7 mètres de long, réalisé notamment grâce aux chantiers Kairos du skipper Roland Jourdain. Un véritable boat-trip maison, mais surtout un projet sur lequel les 3 potes travaillent depuis plus d’un an, et dont ils nous présentent les grandes lignes :

Test grandeur nature en septembre dernier.

Test grandeur nature en septembre dernier.

Présentez-nous le projet Lost In The Swell.

Ewen : Le projet consiste à réaliser le tour des îles Bretonnes à bord du premier trimaran éco-conçu au monde (grâce aux chantiers Kaïros de Roland Jourdain et au chantier Tricat). Le but est de tester et d’éprouver cette nouvelle technologie, mais également de partir à la découverte des îles bretonnes, de leurs habitants, sans oublier leurs vagues !

« Notre idée de départ était de “tripper” autrement : avec un bateau à taille humaine par la mer »

Votre projet de départ était une expédition aux Iles Salomon. Mais cette idée de boat trip autour de la Bretagne paraît encore plus excitante. Vous en pensez quoi ?

Ronan : Peu importe la destination, notre idée de départ était de « tripper » autrement : avec un bateau à taille humaine par la mer. Les Salomon sont pour nous la destination ultime, mais inaccessibles pour l’instant, à cause de notre manque d’expérience en navigation, et de la nouveauté des matériaux de Gwalaz. La Bretagne va nous permettre de réaliser un premier test du bateau à proximité de Roland Jourdain et de ses ingénieurs, qui viendront nous rencontrer sur certaines étapes afin de surveiller l’évolution du bateau. Et bien sûr de nous entraîner à l’art de la navigation et de la découverte par la mer.

Avec Roland Jourdain et son équipe au sein de son atelier, Kaïros.

Comment avez-vous eu le soutien de Roland Jourdain ?

Ewen : Nous avions dans l’idée de réaliser un bateau éco-conçu, comme cela se fait déjà dans le surf (avec www.notox.fr). C’est pourquoi, nous nous sommes tournés vers Roland Jourdain et son équipe. En effet, ils sont spécialisés depuis plusieurs années dans les bio-composites. La gentillesse et la simplicité de « Bilou » (Roland Jourdain, ndlr) ont fait le reste, nous lui avons proposé d’embarquer avec nous dans l’aventure, il nous a fait confiance et a accepté !

Qu’est-ce qui est le plus compliqué à gérer sur un projet comme celui-ci ? 

E : L’idée de départ n’a pas émergé directement, ni clairement. Nous sommes passés par plusieurs pistes (construire le bateau nous-même ? Traverser l’Atlantique ?) avant de trouver la bonne formule.
Une fois l’idée trouvée, ainsi que les acteurs du projet, il a fallu partir à la recherche de partenaires afin de clore notre budget. Vu les temps qui courent ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile… Cela fait maintenant un an que nous contactons les entreprises susceptibles d’être intéressées… Nous avons actuellement 50 % de notre budget (en grande partie grâce à la région Bretagne), il ne nous reste plus qu’à trouver le reste…  à bon entendeur !

« La coque principale du bateau ne s’enfonce donc que de 30 centimètres dans l’eau, ce qui va nous permettre d’approcher les îles et leurs spots au plus près »

Schéma du bateau et de l'emplacement des couchettes. Vous avez dit "exigü" ?

Schéma du bateau et de l'emplacement des couchettes. Vous avez dit "exigu" ?

De quelle surface habitable dispose le bateau ? 

E : Le bateau (voir modèle) est prévu pour du cabotage (navigation de jour / courtes distances) et ne mesure que 7,11 Mètres de longueur. De ce fait, l’espace habitable est réduit au minimum (cf schéma), c’est ce que nous voulions. L’intérêt n’est évidemment pas le confort, mais le côté facilité de navigation et de transport. La coque principale du bateau ne s’enfonce donc que de 30 centimètres dans l’eau, ce qui va nous permettre d’approcher les îles et leurs spots au plus près !

Comment comptez-vous trouver les vagues ? Au gré de vos itinéraires ? Vous avez déjà des idées ? 

E : Nous allons réaliser un tour de la Bretagne en partant de la côte Sud vers le Nord, le choix des spots va donc se faire au gré du voyage. Nous avons connaissance de plusieurs spots « connus », mais le but est de trouver de nouvelles vagues insurfées, et nous savons également qu’il y en a.

« Notre but n’est pas de cartographier les derniers joyaux insurfés des Îles Bretonnes ni d’en faire leur promotion »

La communauté surf bretonne paraît hyper soudée. Vous pouvez compter sur l’aide de surfeurs pour ce qui est logistique/matériel ou pour aller découvrir des vagues ?

E : Oui, en effet nous pouvons compter sur une bonne partie des surfeurs bretons, afin de nous donner des renseignements sur les derniers joyaux insurfés des Îles bretonnes. Ce deal ne peut se faire qu’avec une confiance aveugle envers nous, notre but n’est pas de cartographier ces spots, ni d’en faire leur promotion. Sans cela je pense que les surfeurs bretons ne seraient pas aussi solidaires avec nous ! Pour ce qui est d’une aide logistique et matérielle, nous n’en attendons pas, le but est d’être autonomes et de partir à l’aventure !

Ewen le Goff (en action) et Aurel Jacob auront le privilège de "déflorer" certains spots bretons. Veinards...

Y a-t-il un peu d’appréhension avant d’embarquer pour un projet comme celui-ci ?

E : Je ne sais pas si on peut appeler ça de l’appréhension, mais en tout cas nous sommes heureux de réaliser ce projet, tout en étant conscients que nous avons peu d’expérience en la matière. L’appréhension principale est au niveau du bateau et de la navigation. En effet, l’éco-conception du bateau est inédite, nous espérons qu’il tiendra la route, pour ainsi prouver que ces matériaux ont de l’avenir. Dans l’autre sens, le bateau – surtout Roland Jourdain – nous fait confiance pour ce qui est de la navigation. Comme il nous l’a déjà dit : « Bon les gars, si je peux me permettre, il ne faudrait pas me mettre le bateau dans les cailloux au bout de 2 jours ! » Tout cela fait qu’on est conscients de la responsabilité qu’on a entre nos mains !

« Bon les gars, si je peux me permettre, il ne faudrait pas me mettre le bateau dans les cailloux au bout de 2 jours ! » ROLAND JOURDAIN

Qui a le plus le pied marin parmi vous 3 ? Et le moins ??

E : Le plus expérimenté c’est Ronan, il a plusieurs fois navigué en haute mer. Il est habitué à lire des cartes marines et à se repérer en mer, ce qui n’est pas négligeable ! Pour ma part, j’ai fait beaucoup de Hobie Cat 16 (petit catamaran de sport) étant plus jeune, ce qui m’a permis d’apprendre à naviguer. Par contre, je ne suis jamais sorti de la rade de Brest en bateau… Aurélien n’a que très (très) peu d’expérience sur les voiliers, la première fois qu’il en a fait, c’était il y a six mois durant 5 jours, lors d’un essai du Tricat 23,5 standard !

L'expérience acquise pendant l'aventure Des Iles Usions servira une nouvelle fois.

L'expérience acquise pendant l'aventure Des Iles Usions servira une nouvelle fois.

Comment gérer le côté logistique, notamment pour recharger les batteries de l’appareil, etc…

E : Comme dans « Desilesusions » on sera autonomes en énergie. Pour ça, on disposera de panneaux solaires, ainsi qu’un hydrogénérateur (www.wattandsea.com) nous permettant de recharger les batteries et le moteur hors bord de plusieurs façons.

Ce premier trip « à la maison » est un peu un test. Quelle sera la prochaine destination ?

Après la Bretagne, on va partir dans les îles Salomon afin de tester le bateau en eaux chaudes et réaliser le trip surf de notre vie !

E : Quand et comment pourra-t-on suivre vos aventures ?

On va essayer de mettre des news avec photos pendant le trip, mais on va surtout faire un film, d’abord diffusé sous forme de web-série sur www.lostintheswell.com (8 épisodes en juin) puis de manière plus complète avec un DVD dans le Surf Session d’août 2012.

Vous souhaitez apporter un soutien financier (ou autre) au projet Lost In The Swell ? Contactez Ewen Le Goff : ewen.legoff[[at]gmail.com.

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Un commentaire 

Commentaires

    Shootthecurl - 8 février 2013 à 22 h 13 min Répondre

    Bravo les gars pour cette initiative, ramenez- nous de belles images pour montrer une fois de plus que la Bretagne est bien une terre de surf…. Si vous trouvez un spot vers les Glenans ca m intéresse

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