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Business

La nouvelle stratégie de Quiksilver

Le big boss monde de la marque fait une mise au point sur les rumeurs folles qui ont émaillé cette semaine.

Publié le 2 mars 2013

L’info a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le monde du surf : quand les rumeurs de coupes drastiques chez le n°1 de l’industrie des boardsports se font entendre sur le site Internet du mag US Transworld Business, c’est tout le secteur qui tremble, et aux passages les nombreux riders sous contrat avec la marque incriminée.
Après un premier message mercredi de la part du président de Quiksilver Europe, Pierre Agnès, qui annonçait un communiqué imminent venant confirmer et infirmer certaines des infos de Transworld, nous en savons un peu plus désormais, de la plume même d’Andy Mooney, nouveau PDG du groupe Quiksilver depuis le 11 janvier dernier.

Andy Mooney, PDG de Quiksilver. ©Quiksilver

L’ancien président de Disney Consumer Products et ancien DG de Nike a ainsi rendu public le mémo interne qu’il a fait parvenir à ses employés. Mooney y fait part du besoin impératif de recentrage du groupe, sur ses marques et athlètes emblématiques. “After 10 weeks of meetings, capped off with a week long executive team meeting in Huntington Beach, Bob, I and the entire management team reached consensus on some key decisions we can communicate today”, écrit Mooney. Pour faire court, seuls demeurent les enseignes Quiksilver, Roxy et DC. Et même ces marques phares font l’objet d’une épuration, puisque le skate disparait de Quik et Roxy (pas le snow), tout comme le surf ne sera plus à l’ordre du jour chez DC.
Disparaissent donc Quiksilver Women et Quiksilver Girls – qui venaient empiéter sur le marché de Roxy-,  ainsi que la gamme VSTR lancée par Kelly Slater. Plus anecdotique, Summer Teeth,  le label de t-shirts imaginés par Dane Reynolds, qui venait d’être incorporé à Quiksilver, fait un retour à l’envoyeur, récupéré par Dane. Enfin, contrairement à ce qui avait pu être annoncé sur le web, DC maintient son développement féminin.

Quant aux riders des marques de Quiksilver, Mooney rappelle que les réductions d’effectifs étaient déjà engagées depuis plusieurs semaines, mais que les coupes ne seront pas aussi énormes qu’annoncées sur le web : Transworld avançait en effet que le team surf international se limiterait désormais à Kelly Slater, Dane Reynolds et Craig Anderson ! Les marques Quiksilver et Roxy continueront à accueillir 180 riders professionnels (payés) soit toujours plus que tout autre concurrent a rappelé Bob McKnight, ancien PDG de Quik et désormais président exécutif. Il a tenté de rassurer en affirmant que ces ressources ainsi libérées devraient permettre d’accueillir de nouveaux sportifs dans les rangs des teams à l’avenir. Alors, beaucoup de bruit pour pas grand chose ?

S’il en est qui a vu passer l’industrie du surf par des hauts et des bas depuis plus de 30 ans, c’est bien Nick Carroll, frère de Tom, et plume aiguisée dans les colonnes des surf mags et sites australiens. Dans Surfing Life, Nick offre une première analyse à chaud de l’annonce, qui viendrait plutôt refroidir les plus énervés. “Quik n’est pas ruiné. Loin de là.” Pour lui, c’est même plutôt le contraire alors que l’action du groupe est au plus haut. Non, le signe que voit Carroll dans ce rencentrage est la fin du “core”, le noyau dur d’une authentique communauté surf, comme moteur de la croissance de ces majors de l’industrie du surf. “Après tout, les surfeurs core ne représentent qu’une petite fraction du marché, ceux qui achètent en majorité les produits le font parce que l’idée leur plait, pas parce qu’ils pratiquent,” explique Nick Carroll. En clair, les dirigeants du surf biz se décideraient enfin à mener leurs compagnies comme n’importe quelle autre, n’hésitant pas à faire le sale boulot. La marque Quiksilver serait assez forte et ancrée dans la tête du grand public pour se passer de chouchouter ses bases.
En tout cas, tout le monde ne perd pas au change : après 52 semaines à 2,09 $, son cours le plus bas, l’action Quiksilver se maintient à son cours le plus haut depuis 52 semaines également, à 6,83 $. L’argent ne dort jamais.

MISE À JOUR 05/03/2013
Quiksilver annonce de nouvelles nominations au sein de son staff exécutif, dont celle du français Pierre Agnès, déjà président de Quiksilver Europe, et désormais également Global Head of Apparel, à savoir responsable de tout l’habillement au sein du groupe. D’autre part, Tom Hartge est recruté en tant que Global Head of Footwear et Kasey Mazzone comme Global Head of Supply Chain. Hartge a passé 28 ans chez Nike à divers postes stratégiques. Quant à Mazzone, elle possède une longue carrière dans l’industrie textile, passée par Gap et Levi Strauss.

Quiksilver en chiffres (résultats 2012)
Chiffre d’affaires : 2,01 milliards de dollars (+3%)
Quiksilver (marque) : 794 millions de $ (+3%)
Roxy : 524 millions de dollars (+4%)
DC : 594 millions de $ (+12%)
Déficit : 11 million de $ (21 M$ en 2011)

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9 commentaires 

Commentaires

    evergreen - 6 mars 2013 à 10 h 37 min Répondre

    @albert romuald, t’as vraiment pas d’humour mon gars, le commentaire de douillet 85 est excellent !
    tu vas faire quoi , appeller Sunny Garcia en string Moskova ?? mdr

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    albert romualde - 5 mars 2013 à 14 h 33 min Répondre

    douillet 85 , toi qui fait tellement le beau derrière ton clavier pourquoi tu reste anonyme ?

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    bert - 4 mars 2013 à 7 h 44 min Répondre

    La nouvelle stratégie de quiksilver, ce serait donc de vendre des fringues?

    mais un bel article, que vous ne trouverez pas dans « l’expansion ».

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    sweety - 3 mars 2013 à 16 h 14 min Répondre

    Quand on surf sur la vague du succes, on prefere la planche a billets ?

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    AD - 3 mars 2013 à 8 h 46 min Répondre

    Moskova c’est un peu le Sloggy du surf!

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    Paupiette - 2 mars 2013 à 21 h 28 min Répondre

    ca gars n as pas la tete de quelqu un qui surfe ….

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    douillet 85 - 2 mars 2013 à 17 h 07 min Répondre

    choquant! pas un seul mot sur la meilleur marque du groupe, MOSKOVA!!!
    continueront nous à voir les abdos de beven, ou une prise de jujitsu en slip de florès?
    La est la vrai question!

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    Yann - 2 mars 2013 à 14 h 41 min Répondre

    A moitié d’accord avec l’analyse de Nick Carroll. Ca date pas d’aujourd’hui, ça fait bien longtemps que l’industrie du surf n’est plus centré sur le « core ». Y a bien un magazin quick sur les champs elysée à Paris, ça n’est pas destiné uniquement aux surfeurs parisiens.

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