Météorologie

Des vagues plus petites d’ici la fin du siècle ?

La revue Nature publie une étude chiffrée avançant l'influence des changements climatiques sur la taille des houles.

Publié le 22 mars 2013

Un gros swell hivernal : une image qui appartient au passé ? © Surfline

Parmi les multiples théories qui s’opposent parfois dans la compréhension de l’évolution de notre climat, la tendance émergente liée au réchauffement climatique nous prévoyait des vagues à la hausse à long terme, produites par des amplitudes thermiques de plus en plus fortes sur notre planète. Récemment, la très sérieuse revue américaine Nature, reconnue par tous comme exemplaire, a fourni une nouvelle analyse plus précise de ces phénomènes. Inutile de faire durer le suspens, voilà les conclusions apportées par le professeur Mark Hemer et son équipe : la taille moyenne des vagues à l’année sera plus petite de 25,8 % sur la majorité du globe d’ici la fin du siècle. La baisse irait jusqu’à 38,5 % pendant l’hiver boréal (janvier-février), contre 8,4 % durant l’hiver austral (juillet à septembre). Seuls 7 % de nos océans verraient au contraire une hausse de la taille des houles.

Surpris, non ? Le papier ajoute que les baisses les plus marquées se produiront dans l’Atlantique nord, le Pacifique nord et l’Océan indien durant les mois de janvier, février et mars. Mieux (ou pire), la baisse sera généralisée à toute l’année dans l’Atlantique nord. Incompréhensible, il semblerait donc que nos hivers mais aussi nos étés seront moins généreux en swell en France dans quelques dizaines d’années.

Des vagues globalement plus petites, mais certaines zones connaîtront des houles à la hausse.

On parle ici de moyenne et les modèles climatiques utilisés mettent également en avant le fait que certaines zones verront au contraire leurs vagues prendre de la taille. Les hausses les plus significatives seraient dans le sud de l’Australie et la Nouvelle-Zélande durant les mois d’été (leur hiver dans l’hémisphère sud), de l’ordre de 5 à 10 %. Ces houles plus conséquentes seraient le résultat de formations dépressionnaires plus violentes, avec des vents d’ouest plus forts à l’origine de leur formation.
Bref, si l’on se fie à cette étude, les Européens seront les grands perdants tandis que l’Australie risque de devenir la nouvelle mecque du gros surf en 2081.

2 commentaires 

Commentaires

    LordMacGodish - 23 mars 2013 à 19 h 22 min Répondre

    Longboard four ever !

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    alex - 22 mars 2013 à 18 h 18 min Répondre

    Et ouais, il parait d’après le même papier, qu’une hausse de 134% de la houle en Méditerranée serait effective d’ici 2 ans!

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