Coup de pression

Le coup de pression d’Aritz Aranburu

Se jeter pour la 1ère fois dans un gros Waimea laisse forcément des marques, surtout quand on n'a que 14 ans...

Publié le 30 septembre 2013

Aritz, Hossegor septembre 2013 - Photo : RF

“Ma plus terrifiante histoire m’est arrivée à Hawaï quand j’avais 14 ans. C’était mon premier voyage dans l’archipel et j’étais super excité parce que je voyageais avec Ibon Amatriain qui était – et qui reste – un modèle pour de nombreux surfeurs de ma génération. Les jours passaient et on a commencé à entendre parler de l’arrivée d’un gros swell. Après avoir passé quelques jours sur l’île, Ibon me dit qu’il avait envie de voir à quoi ressemblait Waimea. L’idée était d’aller seulement jeter un œil à la vague. Ça ne signifiait pas forcément se mettre à l’eau. Mais bon, il a quand même pris sa planche avec lui et on y est allés. Quand on est arrivés sur place, c’était déjà énorme. Imagine voir Waimea pour la première fois à 14 ans… Après avoir observé le spot pendant un bon bout de temps, Ibon a décidé de se jeter à l’eau. Il me dit qu’il allait surfer environ 1h et que je devais l’attendre sur la plage. Sur le coup j’ai pensé qu’il était complètement dingue.

Ibon a fini par sortir de l’eau en me disant que c’était gros mais qu’il y avait moyen d’y aller sans manger. Il m’a alors demandé si je voulais tenter le coup. Il m’a dit que ce serait super pour moi que d’y aller et me rendre compte de tout ça dans l’eau. Après avoir considéré son “offre”, j’ai décidé de mettre mon boarshort et j’ai pris ma planche. Je me suis dit que ce serait génial d’aller passer du temps avec mes surfeurs préférés sur une vague que je n’avais vu jusque-là qu’en vidéo et dans les magazines.

La vérité, c’est que j’ai passé les 45 minutes les pus terrifiantes de toute mon existence. Chaque set était plus gros que le précédent et j’ai pensé que j’allais mourir. Un des sets était si gros que j’ai commencé à pleurer. Je suis finalement sorti de l’eau. Ibon a alors réalisé que j’avais passé un sale moment là-bas. Malgré tout, il m’a encouragé en me disant que cette expérience allait être bonne à prendre pour le jeune surfeur que j’étais. Il avait entièrement raison. Ces 45 minutes furent une expérience unique pour moi et m’ont vraiment aidé à dépasser mes limites. Même si je suis sorti de l’eau terrifié ce jour-là, ça a été une leçon inoubliable.”

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