Publicite1

Coup de pression

Le coup de pression d'Alain Riou

Le Tahitien se souviendra longtemps de sa grosse boîte à Waimea, et a même la séquence photo qui va avec...

Publié le 23 octobre 2013

p>Le surfeur de Tahiti a beau avoir déjà scoré du solide (à Teahupoo, en Irlande ou encore en Indo rien que ces derniers mois), c’est à Waimea qu’il a connu sa plus grosse frayeur, tout comme son pote Aritz Aranburu, présent avec lui lors de la fameuse session. Récit :

> Retrouvez la séquence complète du wipe-out d’Alain en bas de page

“C’était à Waimea en 2009, la veille du lancement de l’Eddie Aikau. Certains disaient que c’était le swell des 10 ans. J’étais allé voir ce que ça donnait parce que c’était gros, mais je n’étais pas vraiment parti dans l’idée de me mettre à l’eau. Ça m’impressionnait, mais sans me faire peur non plus. J’avais quand même pris ma planche au cas où, une 9’6 que j’avais achetée à Shane Dorian et avec laquelle j’avais déjà pas mal surfé le spot. C’est une vague que j’aime bien.

Alain, chez lui à Vairao, Tahiti - Photo : B. Bonnarme

Du coup je me suis bien motivé avec Aritz et on s’est mis à l’eau dans l’idée de prendre quelques vagues. On en a pris une ou deux chacun et on voyait des gros sets qui passaient. Ça faisait quand même flipper, il règne une sacrée atmosphère là-bas…

Au bout d’environ une heure de session, il y a cette vague qui est arrivée et j’étais au bon endroit pour la prendre. J’ai senti que que c’était là, maintenant, je me suis retourné et je me suis mis à ramer. J’ai vu un mec qui partait plus à l’intérieur que moi, mais je me suis dit “c’est pas grave on est à Waimea, ici on peut braquer tranquille” (rires) et je suis parti.

Dès le take-off je me suis rendu compte que ça glissait pas, que je restais un peu dans la lèvre. Je me suis dit “descends, descends !” mais j’avais peut de piquer et je suis parti dans les airs. Une fois dans les airs je n’ai pas réussi à garder la planche droite et elle s’est mise en travers (voir photo). Quand j’ai atterri dans la pente ça a bloqué direct, je suis parti en avant et j’ai plongé.

Et c’est là que j’ai le plus flippé en fait. J’ai réalisé ce que j’étais en train de faire : partir la tête en avant sur une vague de 25 pieds à Waimea. Je me suis dit “c’est pas possible. C’est ma première grosse vague et je prends une boîte énorme !”

En pénétrant je me suis demandé si j’allais pouvoir passer de l’autre côté ou repartir avec la vague. Finalement la vague m’a embarqué et je suis parti dans tous les sens. Je me rappelle juste m’être dit “relax, tu vas rester sous l’eau un bout de temps, relâche toi et garde ton souffle”. En fait elle ne m’a pas gardé hyper longtemps et j’avais encore un peu de souffle quand je suis ressorti. Je flippais juste qu’il y a ait une deuxième vague derrière. Mais en fait non, et heureusement.

J’ai repris ma planche et j’ai vite ramé vers le chenal, et là j’ai réalisé que j’avais quand même pris une grosse boîte. En remontant je vois Reef McIntosh (gros chargeur hawaïen ndlr > lire son coup de pression) et il me dit “à quoi t’as pensé ? Jamais t’allais pouvoir le tenir ce drop quand t’es parti !
En remontant, je revois la planche bleue du mec qui était plus à l’intérieur que moi. C’était Bruce Irons en fait. Au moment de partir sur la même vague que moi, il a refusé, a jeté sa planche et s’est mis à nager vers le large pour s’échapper. Il allait se faire aspirer par la vague et, en nageant, son bras s’est pris dans le leash d’un autre mec. Du coup il s’y est accroché, ce qui l’a sauvé d’un haut-bas avec la lèvre. Ça a été la grosse histoire du jour sur le North Shore (> voir Bruce raconter l’histoire).

Après j’ai repris une ou deux autres vagues, puis ça a commencé à fermer sur toute la Baie et je suis sorti. C’est sans doute la vague que j’ai prise qui m’a le plus impressionné. J’ai déjà bien plus bouffé, comme cette année en tow-in à Teahupoo par exemple, mais à Waimea tu vois la vague arriver, tu la choisis, tu te retournes et “go, go, go !” tu rames pour l’avoir. A Teahupoo en tow-in tu te rends moins compte, elle arrive, tu lâches la corde et c’est parti.

Pour résumer sur ce coup-là je suis content d’y être allé, et je suis content d’avoir survécu. Gros coup de pression quoi !”










zp8497586rq

Publicite2

Un commentaire