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Belharra à la rame : le récit et les photos

En marge des vidéos qui tournent en boucle sur le web, retour sur les instants rares et intenses de la session du mardi 7 janvier...

Publié le 8 janvier 2014

La tempête Hercule a disparu, mais la tornade médiatique post-Belharra, elle, bat son plein. Sans surprise, les photos et les vidéos (la nôtre est là) de la session d’hier inondent le web. Sans forcément prendre la pleine mesure de ce qui s’est passé sur le spot.
Déjà séduit par les vagues européennes l’an dernier lors de sa session à la rame à Nazaré, Shane Dorian était cette fois venu découvrir la vague française, dans l’optique de la surfer à la rame. Et c’est exactement ce qu’il a fait. Veni, Vidi, Vici” pourrait dire l’Hawaïen. Par sa présence au line-up, celui que beaucoup considèrent comme le meilleur surfeur de grosses vagues au monde a rendu le spot légitime aux yeux de nombreux spécialistes. Et il n’était pas le seul : Jamie Mitchell, et Grant “Twiggy” Baker, avaient eux aussi fait le déplacement – accompagnés d’une équipe TV en tournage pour ESPN – pour affronter la vague… eux aussi à la rame. Sans oublier, évidemment, les habitués du spot, Peyo Lizarazu, Stéphane Iralour et Sancho en tête.

Après la tentative de Nathan Fletcher et des Français l’an dernier, la session d’hier a permis de prouver que Belharra était surfable à la rame. Pilou Ducalme, qui avait déjà tenté l’exploit il y a 4 ans, en a pleuré de joie sur le bateau, avant de décider de se jeter à l’eau à son tour, et de revenir quelques minutes plus tard avec son gun en deux morceaux. Un set surprise plus gros que les précédents a balayé les surfeurs présents au line-up, et brisé plusieurs planches, dont le gun de Pilou et les SUP de Peyo et Steph Iralour. Ambiance.
Les deux habitués du spot ont troqué le palonnier contre la pagaie pour rejoindre les rameurs, après avoir pris quelques jolies vagues en tow en début de session.

Le drop de la journée est sans conteste celui du waterman australien Jamie Mitchell. Mais… drop, ou plutôt wipe-out ? L’Hawaïen est parti sur un monstre – estimé à 60 pieds par Shane Dorian  et considérée comme la plus grosse vague jamais prise à la rame par Sancho - avant de heurter un clapot et de bouffer salement. Équipé lui aussi d’une veste gonflable, il confiera quelques minutes après, de retour sur le bateau, ne pas avoir réussi à atteindre la goupille de suite, tellement brassé par la vague. Sa vague est en lice pour les Billabong XXL.

Avec un swell en baisse depuis la soirée précédente, les séries se sont espacées de plus en plus aux alentours de 12h, faisant retomber l’excitation au line-up. Certains équipages sont malgré tout restés quelques heures à l’eau dans l’après-midi, permettant notamment à Twiggy et Jamie Mitchell de prendre quelques autres vagues à la rame mais aussi en tow-in dans des conditions “presque semblables à celles de la matinée”, d’après le photographe Greg Rabejac présent sur place. Une nouvelle page de l’histoire de Belharra a été écrite ce mardi 7 janvier 2014. Mais le livre reste ouvert.

Retrouvez LE DÉROULÉ DE LA JOURNÉE EN PHOTOS (crédit : Nicolas “Daz” Dazet, Pierre-Bernard “PBG” Gascogne et Yannick le Toquin – sauf mentions) :

C'est en tow-in qu'ont été surfées les premières vagues de la journée et, sans surprise, c'est Peyo Lizarazu qui a scoré les plus belles. Avant de laisser le line-up aux rameurs et d'y aller lui-même en SUP © Daz

Bixente Lizarazu sort le SUP de son frère. La planche reviendra dans le bateau amputée de son tail. © Daz

Le premier drop à la rame de Shane Dorian à Belharra. A sa droite, Sancho, qui chutera quelques instants après. © Daz

Peyo, plongeant dans la face d'une vague plus grosse que les autres qui aura surpris tous les riders présents. Plusieurs planches, dont la sienne, en feront les frais. © Daz

Pilou Ducalme, après le set surprise. Il n'a pas hésité à déclencher le ballon de la veste gonflable qu'il utilisait pour la première fois. © Daz

Gibus et Antonin de Soultrait, venus à la rame depuis le Continent (3km de distance...) sur leurs guns pour assister au spectacle. Après avoir cassé sa planche, Twiggy Baker empruntera celle de Gibus pour retourner au pic. © Daz

© Daz

Sancho. Sa planche non plus n'aura pas résisté à la série surprise. © Daz

Le drop vertigineux de Jamie Sterling, vu d'un autre angle que la photo des XXL... et suivi du wipe-out. Shane Dorian estime la vague à + de 60 pieds (18m +). 1/3 © PBG

2/3

3/3

Jamie Mitchell. © Daz

Voir un monstre d'eau vous arriver dessus. Rester calme. Et envisager le drop. Shane Dorian. © PBG

Se retourner et ramer de toutes ses forces. Ne surtout pas penser à la chute. Tout donner. Y croire. Shane Dorian. © PBG

La louper de peu. Se retourner en espérant qu'il n'y ait pas la même en plus grosse derrière. Shane Dorian © PBG

Shane Dorian, soufflé par le vent. © Pierre-Alex Barcoïsbide

L'action depuis la corniche. © Yannick Le Toquin

Et voilà ce que voient les surfeurs lorsqu'ils s'élancent sur les vagues © Daz

Fin de journée sur le Pays Basque, et Belharra qui, déserté par les derniers équipages, déferle encore sous la lumière du soleil d'hiver pour les derniers spectateurs de la corniche. Jusqu'à la prochaine... © Yannick Le Toquin

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2 commentaires 
    Robin - 5 février 2014 à 21 h 25 min

    Magnifique et bravo a tous les braves …..

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    Denis Faber - 11 janvier 2014 à 4 h 20 min

    Some good waves last tuesday in the Basque Country.

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