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Interview, World Tour

Pauline Ado : “ce quart de finale a un goût amer”

Quart de finaliste à Rio, Pauline Ado revient sur son élimination face à Lakey Peterson et fait le point sur son début de saison.

Publié le 15 mai 2014

Après un début de saison mitigé, Pauline Ado vient de décrocher une cinquième place encourageante au Rio Pro, réalisant ainsi sa meilleure performance de l’année. Avant de s’envoler pour Fidji – où la cinquième étape de la saison débutera le 25 mai – la surfeuse d’Hendaye a accepté de répondre à nos questions :

Pour commencer, comment te sens-tu après ce début de saison éprouvant et ce bon résultat au Brésil ?

Là tout de suite, je suis assez fatiguée ! C’est souvent comme ça après une compétition lorsque la pression retombe. Mais je suis contente de mon parcours à Rio. J’essaie de garder les points positifs avant la prochaine étape à Fidji.

Comment expliques-tu ce début d’année difficile ?

J’ai fait pas mal de petites erreurs qui m’ont coûté assez cher. A ce niveau là, ça ne pardonne pas… Mais j’ai souvent des débuts de saison en demi-teinte. Je pense que j’arrive plus à trouver mon rythme en milieu d’année. Je n’ai pas vraiment d’explication si ce n’est qu’il me faut peut-être des séries “dans les jambes” avant de me sentir en confiance.

Que penses-tu de ton élimination à Rio ? La victoire de Lakey Paterson a été contestée, quel est ton sentiment par rapport à ça ?

Ce quart de finale a un goût amer… Je menais de la première à l’avant dernière minute ! J’aurais aimé voir ma première vague un peu mieux récompensée. C’était la première vague prise après les garçons et ça ne m’a peut-être pas aidé… Mais Lakey prend elle aussi une très belle vague à la fin. Je m’en veux de ne pas avoir réussi à trouver un second bon score pour fermer la porte à Lakey et ne pas laisser de doute possible dans la tête des juges.

Pauline Ado en action lors du quart de finale face à Lakey Paterson ©Paulo Henrique Cosa Blanca

Comment te prépares-tu avant et pendant les compétitions ?

Avant une compétition, je vais travailler sur des aspects techniques de mon surf et m’entraîner physiquement plusieurs fois par semaine. Pendant une compétition, c’est différent. Je raccourcis mes sessions, analyse le spot et la meilleure manière de le surfer. Je m’étire aussi tous les soirs. Ma seule préoccupation est d’arriver fraîche le jour de la compétition. Je n’ai pas de coaching mental en ce moment mais je me suis beaucoup reposée sur mes proches dernièrement.

Freesurf entre deux séries pour Pauline ©ASP / Kirstin Scholtz


Qu’est ce qu’il te manque aujourd’hui pour te rapprocher des meilleurs surfeuses du tour ?

La chose qui me manque le plus est l’agressivité dans mon surf. C’est quelque chose qui ne vient pas instinctivement chez moi et qu’il faut que je travaille.

Est-ce que l‘arrivée de Johanne sur le tour a changé quelque chose pour toi sur les compétitions ?

Je parle beaucoup plus français ! Cela change dans la façon de voyager. On a parfois logé ensemble, partagé des entraînements aussi. C’est assez motivant.

 

 

Parle-nous un peu de ton quiver ( modèle, taille ) Comment récupères-tu tes planches lorsque tu ne rentres pas en France ?

Je voyage depuis plusieurs mois avec des destinations où les vagues sont complètement différentes… De Manly à Fidji en passant par Margaret et Rio… On ne peut pas faire plus différent au niveau des conditions. J’ai actuellement un quiver qui va de 5’7 à 6’2, la plupart RT surfboards. Je travaille beaucoup avec RT pour mon quiver de base mais j’essaie aussi de nouvelles planches de temps en temps en fonction des destinations où je vais. Je me suis fait amener des planches en Australie et au Brésil et j’en ai également renvoyé en France. C’est toute une organisation et c’est loin d’être facile !

La prochaine étape se déroulera à Fidji dans deux semaines, as-tu déjà surfé par là-bas ?

Je suis allé à Fidji l’année dernière pour un trip Rip Curl. Malheureusement, on a été assez malchanceux avec les conditions et je ne peux pas dire que j’ai surfé un “vrai” Cloudbreak ou Restaurants, à mon grand regret. Donc c’est un peu l’inconnu pour moi mais j’ai vraiment hâte d’y être !

Quel sera ton programme après l’épreuve à Fidji ?

Je rentre en France… enfin ! Mais pour dix jours seulement avant de m’envoler pour une autre compétition au Mexique. Notre calendrier est très chargé cette année !

Quels sont tes objectifs pour la suite de la saison ?

Faire quelques perf’ et bousculer la hiérarchie !

Un petit mot pour la fin ?

Juste un énorme bravo à Michel pour sa victoire au Brésil ! C’était tellement énorme. Je ne sais pas si il réalise ce qu’il est en train de faire… 4 étapes, 2 victoires. Je suis très admirative.

Prochaine épreuve : Fiji Women’s Pro, du 25 au 30 mai 2014.

Pauline Ado à Fidji l'année dernière ©Rip Curl

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2 commentaires 

Commentaires

    aller vers blog web - 27 juin 2014 à 16 h 42 min Répondre

    L’article est vraiment pertinent et utile sur le sujet. De très bonne qualité!

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    amsm - 19 mai 2014 à 8 h 28 min Répondre

    Une perfection d’élégance, de modestie et de performance, quelle classe cette Pauline!
    Un modèle pour tous les parents et éducateurs de jeunes surfeuses pour leur prouver qu’on peut être une pro sans tomber dans le bling bling et le sexybuisness caricatural!
    Merci à toi Pauline, tu représentes la fraîcheur du surf spirit au féminin!

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