Un baroudeur imaginaire nommé Roark

Concept mystérieux et collections créées sur la route : découvrez l'univers de la marque californienne, qui débarque enfin en Europe.

26/05/2016 par Surf Session

Contenu suggéré par Roark

Quand il n’y aura plus d’images, il restera les mots. Inscrits comme une empreinte qu’on a du mal à faire disparaitre, les récits d’aventures sont autant de souvenirs qu’un album photo de famille oublié dans un tiroir poussiéreux. Roark l’a bien compris, les histoires se racontent.

En 2009, à la suite d’un trip en République Dominicaine deux ans plus tôt, Ryan Hitzel fonde officiellement la marque. Avec pour ambition de faire de Roark une plateforme débordante de voyages sinueux, de vagabondages pas toujours contrôlés et de flâneries nébuleuses, la marque californienne sera désormais incarnée par un personnage imaginaire du nom de Roark.

Une collection pionnière, inspirée d’un trip de San Francisco à la frontière mexicaine donnera alors le ton. Comme les prémices d’un mouvement, le point de départ d’une déferlante, Roark est désormais lancé. Les tee-shirts sont des images et des pensées récoltées en cours de route, leurs artifacts of adventure. Les chemises et autres produits sont la réponse aux souvenirs ramassés ça et là, l’aboutissement des bibelots trouvés sur les rivages de Santa Cruz, dans les vagues de Rincon aux aurores, et dans celles de Malibu à la nuit tombée.

Tout se garde, se récupère et se raconte finalement dans les pages des magazines que Roark crée pour chacune de ses collections. La marque tisse son histoire au sein de ses voyages, et à travers des lignes de produits lifestyle. Inspirée des kilomètres qu’elle avale, des pays qu’elle démasque, des paysages qu’elle découvre et d’un héritage qu’elle devine à chaque expédition saisonnière, Roark développe ses gammes en fonction de ses explorations.

Depuis 7 ans, ce héros illusoire a parcouru le monde. En mouvement permanent, Roark ne se pose jamais. Ou presque. Deux fois par an, la marque envoie ses ambassadeurs aux quatre coins du monde. L’ancien skateur pro Jamie Thomas, dont la carrière légendaire n’a d’égal que sa créativité et son authenticité, fait désormais partie de l’aventure Roark. A l’image de leur ambassadeur Raph Bruhwiler, pionnier du surf au Canada, guide de surf et capitaine de bateau, Roark s’épanouit dans l’eau et en dehors.

Du Mexique à Bali, de Tokyo à l’Islande, Roark déambule sans but précis, sans direction soigneusement anticipée, sans intention ni objectif. Au gré des saisons, il navigue comme un courant d’air. Il atterrit dans un camps de base au Népal et finit par siroter du whiskey avec des criminels. Il avale le sable du désert sénégalais avant de passer ses nuits à boire du rhum dans les rues aux couleurs fanées de Cuba.

Roark est partout. Mais surtout nulle part. Il est tout à la fois, et pas grand chose, envahissant et invisible. Roark est une entité consommant autant de magie que de dangers inopinés. Sur les doigts d’une main, Roark compte les quelques heures de jour à Reykjavik et écoute du Death Metal islandais en buvant de la vodka. Il risque sa vie en côtoyant le virus Ebola au Sénégal. Il s’élance sur une mythique Royal Enfield à la recherche de curry sur les routes du Népal. A chaque coin de rue, il glisse sur des merveilles et embrasse le risque.

« Mythes, rumeurs, légendes et mensonges », un slogan qui trône sur la couverture de chaque numéro, nous rappelle à qui on a à faire. A travers ses fanzines, la marque californienne a choisi d’évoquer ses « expériences mêlées de beauté brute et d’une intrigue exotique ». Voilà ce que vit Roark durant ses voyages, des épopées à la fois intemporelles et universelles. Décrit par son fondateur comme « une renaissance de l’aventure et des histoires qui font de nous ce que nous sommes en tant que surfeurs et personnes spirituelles », la marque est une couveuse d’histoires à raconter le soir avant de s’endormir et le matin au réveil.

«Va dans les endroits où tu n’es pas censé aller » titre l’une de leurs vidéos. C’est ce qu’ont récemment fait Nate Zoller, surfeur californien et rédacteur réputé dans la presse surf, Kevin O’Sullivan, Dylan Gordon et Jamie Thomas lors d’un trip au Vietnam pour la dernière collection Printemps/Eté 2016. Un voyage qui débute dans un Hanoi chaotique et qui se termine à China Beach.

En traversant la baie de Ha long dans une jonque, en effectuant un trek interminable jusqu’à Da Nang, en traversant la campagne vietnamienne dans un convoi à motos, Roark s’est inspiré. Pour sa dernière collection, la marque a su à la fois piocher dans un pays à fleur de peau, meurtri par une succession de guerres, et dans la beauté des cours d’eau et des textiles traditionnels vietnamiens.

Vivre des aventures, documenter sa vie sur la route, manier les mots et en remplir des pages de catalogues aux allures de magazines. La marque californienne, née à San Juan Capistrano, a trouvé sa voix. En mettant en scène un personnage du nom de Roark, elle a choisi les cicatrices plutôt que les posts Instagram.

> Retrouvez l’univers de Roark sur Facebook et Instagram et sur la boutique Label-Park.

Chemise Lotus by Jamie Thomas : développée avec l’artiste Brian Bent qui rend hommage à la fleur nationale.

Tee-Shirt NOYFB (None Of Your Fucking Business)

Boardshort Poppy Dreams : inspiré des champs de pavots des montagnes du Nord-Vietnam

 

Veste Savage : Une bête. Résiste aux éléments (3K, coutures thermo-soudées, se replie sur sa poche)


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