Le Coup de Pression de Stéphane Iralour

Coup De Pression - On ne répètera jamais assez, le surf de gros exige beaucoup de préparation physique et mentale... parce qu'il faut être prêt à encaisser sérieux !

Par Romain Ferrand - @romainferrand - vendredi 30 mars 2012 à 08h57
Stéphane Iralour ©Vaïsse  
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Si les Hawaiiens, Australiens et autres ont leurs stars du big wave riding, on n'est pas en reste côté tricolore : Benjamin Sanchis, Peyo Lizarazu, Michel Larronde ou encore Stéphane Iralour qui revient pour Surfsess.com sur une pression basquaise avec son binôme, Éric Rougé. C'est bien connu, une pression c'est toujours meilleur à deux !

"Bizarrement, le plus gros coup de pression qui me viens ne me concerne pas directement. C'était pendant l'hiver 2009. L'année où Belharra a fonctionné plusieurs fois en quelques jours. J'étais en binôme avec Éric (Rougé, ndlr). C'est moi qui tractait ce jour là. Je le lance sur une vague pas spécialement énorme, en tout cas pas à la convenance d'Éric qui décide de sortir assez tôt. Juste au moment où un set d'une dizaine de mètres rentre. Le temps de faire demi-tour je m'approche pour lui tendre la main et là chuip… elle glisse et je le rate. Je me rappellerais toute ma vie de sa tête. On est à cinq ou six mètres de la vague. Ça sent vraiment pas bon d'autant que le jet patine. J'arrive quand même à démarrer. Quelques mètres plus loin je me retourne et je vois la tête d'Éric à la zone d'impact et la vague qui lui pète dessus. À ce moment là, pour moi il est mort !

C'est en tout cas ce que je me dis. Je repars quand même le récupérer entre les deux premières vagues. Je le vois, la tête qui ballote dans le gilet. Il bouge. Je l'agrippe par le col et réussis enfin à le remonter sur le jet. À cet instant, on dirait une moule qui se pose sur un rocher. Il a les bras en croix. En vie certes mais bien fatigué. On arrive dans le chenal et avant que je n'ai eu le temps de mettre le Jet au point mort, il me dit, avec sa voix bien particulière et en se jetant dans l'eau pour reprendre la corde : "P…n, j'ai bouffé là. J'ai mal aux oreilles." Bien évidemment, j'ai stoppé net son enthousiasme, d'autant qu'on s'était bien gavé comme des cochons pendant quatre jours. Aujourd'hui, on en rigole parce que ça se finit bien mais sur le moment, gros coup de pression".

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COMMENTAIRES (1)
fred - le 30/03/2012 à 11:45
aopa bo!
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