L’équipe du mag dévoile "son nouveau shape"

Contenu rédactionnel, graphisme, papier recyclé...

05/03/2010 par Romain Ferrand

Ce mois de mars, les lecteurs de Surf Session découvrent une nouvelle version de leur mensuel favori. 24 ans après sa création, Surf Session continue d’évoluer pour satisfaire les attentes de ses lecteurs. Ceux-ci, fins connaisseurs de leur sport, demeurent des observateurs exigeants, attentifs de chaque mouvement du magazine.

La vague du surf en France continue de s’étendre peu à peu vers de nouvelles régions. Les nouveaux pratiquants, de plus en plus jeunes, grossissent les rangs des passionnés. Les moyens de rester connectés à la culture surf se sont multipliés et la concurrence a grandi pour le magazine Surf Session. Au-delà des supports d’édition disponibles en kiosques ou dans les surfshops, la glisse a vite appris à domestiquer la vague du web. Chaque membre de la grande famille planétaire que forme aujourd’hui le surf est désormais informé en temps réel d’une bonne session à plusieurs milliers de kilomètres. Dans cet environnement en pleine mutation, chaque publication, presse quotidienne, presse gratuite, magazine généraliste ou spécialisée se pose la question de son évolution face à ces nouveaux concurrents gratuits et quotidiennement mis à jour.

Pour les éditions SURF SESSION, à chaque type d’information correspond un support approprié. Pour dompter la vague du net, la société développe depuis octobre 2009 www.surfsession.com version 2.0, le premier site français de surf dédié à l’information.

Concernant les magazines, l’avenir de publications qui privilégient la qualité des photos, une proposition éditoriale originale et le confort de lecture semble toujours prometteur. C’est dans cette direction que nous entraîne le numéro 272 de Surf Session…

Rencontre avec l’équipe de Surf session…

BERNADETTE DUHART, direction des Éditions SURF SESSION

Pourquoi Surf Session propose-t-il cette nouvelle formule à ses lecteurs?

Après le lancement de www.surfsession.com, véritable site de flux d’informations surf, cette refonte de Surf Session était importante pour redonner aussi au magazine un nouvel élan. Apporter de la nouveauté et de l’innovation donne de la valeur ajoutée à notre métier et permet de se démarquer dans le paysage de plus en plus concurrentiel avec notamment le développement continu du web.

Au moment où la crise touche de plein fouet l’économie générale sans épargner nos activités d’édition ni celui du secteur glisse, il nous apparaît opportun de nous remettre en question, d’investir sur nos supports, de renforcer notre visibilité et notre notoriété.

En ces moments difficiles, les consommateurs deviennent plus sélectifs et exigeants, restent fidèles aux marques identifiées fortes, légitimes dans leur domaine… ainsi que tous nos partenaires.

Nous avons besoin de vitesse pour passer avec succès cette nouvelle section. Nous élevons notre engagement en conséquence. Notre ride en sera d’autant plus intense et passionnant !

Quelles seront les prochaines étapes ?

Le chantier est ouvert et Surf Session, le titre phare du groupe, ouvre la voie. Prochainement les magazines Surfeuses et Thrasher vont à leur tour connaître une nouvelle formule. Et puis, le nouveau site internet surfsession.com, après quelques mois de mise en ligne, nous inspire de nouvelles fonctionnalités. Les interactivités entre le pôle édition et le pôle web ne font que débuter.

La tournée Surf Session Local Tour commandée par la rédaction du magazine est par exemple actuellement suivie par Romain Ferrand, le rédacteur du site web. Cette présence sur le terrain sera renforcée avec le renouvellement cet été de la Tournée des plages ou le lancement d’opérations de délocalisation de l’équipe éditoriale : l’info en direct depuis le spot !

Imprimer des magazines, est-ce écolo ?

Si Surf Session a toujours pris fortement position en faveur de la défense de l’océan et du littoral, notamment à travers l’implication éditoriale de Gibus de Soultrait (membre de l’équipe fondatrice de Surfrider Foundation Europe), il était temps de passer à la vitesse supérieure. L‘évolution des techniques d’impression respectueuses de l’environnement était déjà en place. La qualité des papiers recyclés nous autorise aujourd’hui à basculer sur une fabrication « green » sans concession sur la qualité du produit qui détient blancheur et brillance améliorées.

OLIVIER SERVAIRE, rédaction du magazine Surf Session

Quel était le cahier des charges de cette formule ?

La dernière formule étant finalement assez récente, le changement est plus graphique qu’éditorial. Avec Julien Rouland et Xavier Gullon, les deux autres journalistes du staff, nous avons réfléchi étroitement avec Christophe Lestage le graphiste du mag. Le déroulé du magazine a légèrement changé ; nous avons apporté quelques évolutions sur le contenu.

L’intervention des experts est renforcée. La vision de ces spécialistes du surf constitue à nos yeux un apport intéressant qui permet de donner un éclairage plus pointu. Les experts pourront désormais s’exprimer sur deux ou trois pages et ils pourront également intervenir à l’intérieur même d’un dossier.

Autre exemple, la rubrique « My board» devient plus technique avec la comparaison systématique de deux planches de surf qui entraîne une description des shapes plus précise. Une nouvelle rubrique « clash » vise à réintroduire du débat dans la revue avec la confrontation de deux avis différents. Enfin le cahier « France » s’étoffe avec la présence chaque mois d’informations provenant de 12 régions différentes, dont une qui bénéficie d’un éclairage particulier.

Même si l’essentiel des bonnes photos (ce qui veut dire bons photographes, bonnes vagues et bons surfeurs au même endroit et au même moment !) proviennent encore beaucoup de l’Aquitaine, nous essayons de ne pas faire le mag du sud-ouest.

De même, si Surf session est LE magazine français du surf, impossible de faire l’impasse l’actualité internationale. Dans ce numéro 272, vous retrouvez donc Dane Reynolds devancer Maxime Huscenot et Hawaï côtoyer un spot de Loire-Atlantique.

Quel est la part de la photo dans le nouveau Surf Session ?

La part belle ! La photo de surf est un art qui mérite toute notre attention. Le montage du magazine se fait à présent à partir de doubles pages et les photos sont publiées en plus grande taille. Nous travaillons avec des photos en pleines doubles ou ¾ de doubles, plutôt que des pages simples qui se succèdent. Sur ces grands espaces, le recadrage peut être plus dynamique avec des bandeaux verticaux, des formats carrés qui apportent mouvement et diversité et des face à face spectaculaires.

Pour les photos, la nouvelle charte va nous obliger à choisir celles que nous souhaitons mettre en exergue : il y aura parfois moins de clichés publiés, mais ce seront les plus beaux et ils seront mieux mis en valeur. Le mag sera, je pense, plus esthétique.

CHRISTOPHE LESTAGE, graphiste du magazine Surf Session

Le changement graphique est le moteur de celle nouvelle formule de Surf Session. Quel a été ton cheminement pour arriver à ce résultat totalement différent de l’ancienne charte ?

Le fil conducteur de cette nouvelle charte graphique est d’oublier l’ordinateur et de construire les pages de façon plus naturelle, plus « environnementale ». On oublie la machine pour revenir au fait main, en rajoutant de l’humain au travail parfois impersonnel du Mac. Apporter des touches personnelles redessinées aux visuels permet par exemple d’ajouter une attention supplémentaire à une photo dont je peux redessiner la silhouette.

Nous accompagnons graphiquement ce mouvement par l’utilisation de couleurs et de matières naturelles  à l’aspect « fait main » comme le bois, le papier, le crayon. L’idée est de remplacer la souris par la trousse d’écolier avec l’apparition de trombones, de crayonnés, de papier quadrillé. Les couleurs marrons, vertes, claires, remplacent les tons contrastés des anciens numéros, ils facilitent la mise en avant des photographies.

La couverture de Surf Session est totalement relookée, comment arrive-t-on à une telle refonte ?

L’ancien logo Surf session dans un rond imposait un certain type de construction des couvertures. Le bandeau permet une nouvelle approche beaucoup plus contemporaine et multiplie les possibilités de mises en page. L’ancien logo, au design très puissant, obligeait une composition de couverture sobre. La nouvelle version permet au contraire d’exprimer de l’originalité dans les titres avec l’ajout d’éléments graphiques comme la croix rouge associée aux interventions des experts, le point vert du papier recyclé, les traits de crayons qui soulignent les titres ou les flèches qui mettent en exergue les mots clefs. Et puis, le logo précédent datait d’une quinzaine d’année, la nouveauté donne un vent de modernité nécessaire à Surf Session.

Comment repense-t-on un logo si emblématique que celui de Surf session ?

La commande n’était pas au départ de changer ce logo, mais le travail sur les futures couvertures a fait émerger cette nécessité. Cela fait 15 ans que je travaille avec l’ancien logo, il devenait problématique pour l’exploitation des images. A l’origine, il avait été conçu pour une mise en page des couvertures avec une photo encadrée dans un bloc centré du type de Surfer’s Journal. Dès lors que nous mettions les photographies en pleine page, ce logo flottait parfois à mon goût sur la couv. Le passage au bandeau pousse l’ancien logo rond vers la sortie. Accolé sur une pastille verte, il disparaîtra dans quelques numéros.

Concernant le nouveau bandeau, nous avons retravaillé la typographie choisie sur sa graisse et l’espacement des lettres afin d’obtenir un bloc autonome. Par exemple, le point du « i » est une astuce graphique qui permet de « casser » le bandeau. Il se détache et change de couleur. Ce vert de cette première version rappelle le côté écolo de ce  numéro de Surf Session imprimé sur  papier recyclé.

Visionnez quelques pages du Surf Session N° 272 (mars 2010) en cliquant ici.


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