Michel Bourez : entre sérénité et objectifs

Extrait Mag - Il y était presque... Malgré sa déception juste après Keramas, Spartan n'attend plus qu'une chose : retrouver la finale, et cette fois, l'emporter !

Par - @romainferrand -
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On y a tous cru, mais... on y croit encore ! Michel Bourez était à un turn de sa première victoire sur le Tour lors du Oakley Pro Keramas. Un malheureux petit turn pour battre le champion du monde en titre. Qu'importe, le Tahitien a retenu la leçon et il est déjà passé à autre chose : la prochaine étape, tout simplement...

Propos recueillis par Julien Roulland, photo de Ben Thouard

Comment s'est passé le retour de Bali ? Touché par le soutien sur les réseaux sociaux ?

Je suis rentré à la maison pour me retrouver en famille. Je suis heureux d'être arrivé pour le début des finales de la Rautirare que mon petit frère a gagnée. Mais ce soutien sur les réseaux sociaux permet de se sentir plus proche de tout le monde. Un vrai réconfort quand nous sommes loin de chez nous.

Avec le recul, que penses-tu de ta performance à Keramas ?

C'est une bonne vague, en espérant qu'elle reste sur le Tour l'année prochaine. La compet s'est bien déroulée, avec de bonnes vagues et de bonnes conditions. Nous avons eu de la chance, car il y a les alizés à cette période de l'année. De plus, la compétition n'est pas évidente car à Bali, l'influence des marées est très forte. À marée basse, nous sommes sur du reef (80 cm d'eau), et à marée haute, il y a deux mètres de profondeur. Ça fait toute la différence.

La veille d'une finale, on se prépare comment ? La nuit n'est-elle pas trop stressante ?

Non pas du tout, mais tu restes toujours sous pression. Tu es  concentré pour imaginer toutes les situations que tu vas rencontrer, dans l'eau et hors de l'eau. À Bali par exemple, nous savions que ceux qui passeraient les premiers rounds devraient enchaîner dans la même journée les quarts, les demi et la finale. D'où l'importance de rester focus.

Un petit regret pour la finale ? Il ne te manquait qu'un “petit” turn et c'était joué…

Oui, c'est carrément ça. Sur une de mes deux vagues, il me fallait un turn en plus. J'ai sans doute fait des erreurs, mais ce n'était pas évident. Sachant que Parko aime bien prendre le dessus dès le départ, tu peux lui mettre la pression si tu commences à scorer. Je lui ai laissé la première vague car je savais que la deuxième serait meilleure.

Il a pris sa vague, mais j'étais focalisé sur la mienne donc je ne le regardais pas. Quand j'ai entendu le public faire « hoooo », j'ai cru qu'il était tombé. Je me suis dis que je n'allais pas ramer pour prendre la deuxième vague et attendre qu'il revienne pour garder la priorité. Dans mon esprit, étant donné qu'il était tombé, il n'avait pas scoré… Mais il n'était pas tombé, il avait réussi et quand sa deuxième manoeuvre est passée, je me suis dit : « Il va avoir le score ! » Je me suis donc retourné et j'ai ramé, mais je n'ai pas réussi à avoir la vague. À ce moment-là, j'avais perdu tous mes moyens… Il avait le score, il me restait 2 min, mais j'ai pris la première alors qu'il y en avait quinze derrière ! Après cette vague, il me restait 30 secondes, je n'avais plus le temps d'en prendre une autre… J'aurais pu faire un meilleur choix, c'est sûr !

Il y a eu une petite polémique concernant ta notation, qu'en penses-tu ?

Non, je pense que c'est moi qui ai fait l'erreur. Si j'avais eu une autre vague, les juges m'auraient donné le score. Je pense qu'ils ont apprécié mon surf. Ils étaient vraiment à fond derrière moi. Ils voulaient que je gagne, c'est moi qui n‘ai pas montré mon show…

Après ta belle demi en Australie en début de saison, sens-tu que c'est une bonne année ?

C'est une bonne année, je suis confiant. Je n'ai jamais commencé une saison aussi fort. Je me sens différent. L'année dernière était une année de transition, avec la naissance de mon fils et la découverte de la vie de père. Ce n'était pas simple de partir, il fallait laisser ma femme, ici avec le bébé. Cela m'a pris du temps, mais cette année j'ai compris comment cela marchait et j'arrive à gérer les deux.

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Mots clés : michel, bourez
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