KADJOO : Entre musique et glisse?

Membre du groupe Kadjoo, Anthony, du haut de ses 23ans, sort aujourd'hui son 2e album. SurfSession.com a été à la rencontre de ce local à la roots?

18/07/2011 par Romain Ferrand

Voilà maintenant deux ans, que le groupe Kadjoo se produit dans le Pays Basque. Aujourd’hui, ils sortent « Ka’tabanka » leur deuxième album. Une bonne raison pour poser quelques questions à leur chanteur et guitariste Anthony Mazères.

Présente-toi un petit peu…

Je suis né à Biarritz en 1987 dans une famille de surfeurs. Mon père est musicien, donc la musique m’est un peu tombée dessus depuis ma tendre enfance. J’ai commencé par jouer de la batterie…Parce que je ne voulais pas faire comme papa ! Mais, très vite, mes goûts musicaux m’ont ramené vers la guitare acoustique. C’est aussi mon père qui m’a mis au surf à 8 ans.

 

Ton groupe, Kadjoo, est un mix de générations. Quels liens vous unissent ?

Mon groupe, ce sont mes potes ! Même s’ils ont 20 ans de plus que moi. On se retrouve à travers notre vision de la musique, de la création, la façon de voir la vie aussi. La base de notre état d’esprit est la même. On s’amuse constamment. Énergie, simplicité, métissage et partage sont nos maîtres mots !

 

Tu es aussi un surfeur, quel est ton rapport avec ce sport ?

Ce que j’accorde dans le surf, ce sont les mêmes principes que j’ai dans la vie. Le matériel, je m’en fous. Le principal ce sont les vagues. L’instant que tu peux passer dans l’océan. Tout le groupe se rejoint sur ce point-là, dans l’idée de simplicité, d’amour de la Nature. La société de consommation c’est un concept qui m’est très abstrait, très éloigné. Alors, les marques de planche, franchement, je m’en fiche !

 

Parle nous de ton dernier album…

On a mis tout notre coeur dedans. Pas de pression car pas de producteur. Le studio était à la campagne, on vivait dans un esprit famille avec une liberté musicale très appréciable. C’est un album artisanal ! C’est notre second, il comprend 12 titres avec quelques collaborations comme Tom Frager, Kiki Graciet, Isa…La plupart, sont des gens qui gravitent autour de nous. Avec Tom, on se côtoie de temps en temps, quand je lui ai dit que je faisais un nouvel album, il m’a tout de suite proposé son aide, ça s’est fait très simplement.

Ta définition de la musique ?

Un moyen incroyable de partage, tu fais passer de l’énergie, des émotions…Tu donnes, tu reçois… Quand à la sortie d’un concert un mec me dit que ça lui a redonné le sourire après une journée de merde, je me dis que c’est pour ça que je fais de la zik ! C’est fou le bien que ça fait !

 

Quels sont tes futurs projets ?

On voudrait commencer à jouer à l’extérieur de la région. On n’a pas de producteur, on est une petite famille et les gens autour de nous commencent à vouloir nous aider, à démarcher… On a envie de continuer à faire des scènes, comme à la Luna. Là bas, on a pu prendre le temps d’amener certains morceaux, tout doucement. Les gens étaient là pour nous écouter, c’est beaucoup plus agréable que dans un bar où les gens sont surtout là pour boire un coup. On veut tendre au maximum vers ce genre de concert. On a envie de bouger et de faire passer un message. On est dans une ère où il faut s’éveiller.

Propos receuillis par Seb Vaïsse / A.Soleranski


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