Zoom sur Wade Carmichael

Extra - Portrait du vainqueur surprise de la première étape de la Triple Crown.

Par Surf Session - @surfsessionmag - jeudi 26 novembre 2015 à 15h59
Partager sur :   

Premier surpris de son étincelant succès à Haleiwa, Wade Carmichael a réalisé – grâce à ce résultat – un impressionnant bond au classement mondial, passant de la 53ème à la 13ème place du ranking QS (+40 !). Une victoire surprise dans cette première étape de la Vans Triple Crown, qui le replace de manière spectaculaire dans la course à l'accession à l'élite. À peine croyable. "Je ne pouvais pas croire les gars sur la plage quand ils me disaient que j'avais gagné, je pensais qu'il manquait encore des notes à certains, j'étais dans un état second" déclarait le surfeur aux longs cheveux et à la barbe généreuse.

Surfeur au style puissant mais d'une remarquable fluidité, rien ne semblait pouvoir freiner les ardeurs de l'Australien. Pas même Filipe Toledo, pourtant archi-dominateur cette saison sur le World Tour. Grâce à ses carves destructeurs et à un surf sur le rail parfaitement huilé, Carmichael est ainsi allé au bout d'une épreuve dominée de la tête et de ses (larges) épaules, éliminant au passage un certain Gabriel Medina.

Jusqu'alors peu connu, cette performance a aussi attiré l'attention des médias et du public. Originaire de Gosford, en Nouvelle-Galles du Sud, Wade Carmichael - surfeur discret respirant l'humilité - n'en est pourtant pas à ses premiers coups d'essai : brillant sur le circuit Pro Junior en 2012 avec un titre de champion du monde, il remporte l'année suivante son premier QS (Surf Open Acapulco). L'année dernière, au terme d'une saison régulière mais sans coup d'éclat, le surfeur de 23 ans avait terminé à la 13ème place du circuit qualificatif. Un résultat encourageant pour poursuivre sur sa lancée en 2015. Malheureusement, seule une 3ème place à Trestles avait illuminé une saison bien terne… jusqu'à cette étape d'ouverture de la Triple Crown sur le spot d'Ali'i Beach.

Leader provisoire de la Triple Crown, deux défis de taille attendent désormais Wade Carmichael : briller lors de la Vans World Cup à Sunset pour espérer se qualifier sur le CT l'année prochaine. Mais aussi inscrire son nom au palmarès de la prestigieuse Triple Couronne.



Partager sur :   
COMMENTAIRES (13)
Johnny johnny - le 26/11/2015 à 18:51
Ah, j'espère qu'un jour nous aurons aussi notre Wade Carmichael, un jour peut-être… on peut toujours rêver.
Répondre
Alex - le 27/11/2015 à 10:26
Sans déconner mec t'en as pas marre de ne faire que cracher sur les pros français dans tous tes commentaire ? Je te rappelle que Michel bourez a déjà gagné des étapes de la triple crown et que Jeremy Flores s'est occupé du pipe master (rien que ça).
Réalise que la France est un petit pays sans forcément des vagues world class (en dehors de la gravière qui reste très capricieuse) et que ce sport est encore très jeune chez nous. Je trouve que l'on s'en sort franchement pas si mal sur la scène internationale. Je peux t'assurer que c'est plus facile de percer en venant d'Australie ou des Etats-unis où le surf est un art de vivre, avec du monde, des structures, des vagues adaptées à tout niveau et une vraie émulation. Moi quand je vois le level de surf de mec comme Vincent Duvignac, qui a passé presque toute sa vie à surfer à Mimizan, je dis respect. Puis je pense aussi à Joan Duru qui était y a quelques années à une place seulement (égalité en plus !) de la qualification et mon petit doigt me dit qu'il serait encore sur le CT à l'heure actuelle si il y était rentré. Il est complet et son power surfing s'adapte bien mieux aux conditions de vagues de CT que de QS.
Alors la France n'a surement pas encore connu son Dane reynolds, john john ou gab medina, en revanche espérer un Wade Carmichael... ouvre les yeux, on a mieux.
Répondre
debz - le 27/11/2015 à 11:31
calmos Alex! je ne vois pas de critique des surfers français ds cet article...ensuite il faut bien comprendre que pendant les compétes de surf on juge des compétiteurs de surf ...alors même si DURU et DUVIGNAC sont de supers surfers (que j'admire énormément), ils ne font peut-être pas partie des meilleurs compétiteurs mondiaux...ou on un talent pas assez élevé (génie) pour mettre cette notion de compétiteur de côté...JJF, JW ou Médina n'ont pas trop galérés avant d'intégré le CT je crois...ça peut faire mal mais c'est comme ça. Pour avoir fait de la compét ds un autre sport pendant des années (BMX), il y a une règle qui se vérifie toujours : qd tu es vraiment bon (mental, physique)tu feras tjs des résultats tout au long de la saison et le "pas de chance" n'existe pas ou peu... a+ "mec"
Répondre
Johnny johnny - le 27/11/2015 à 12:25
Cracher ? Non, j'appelle ça faire un constat objectif et surtout rééquilibrer un peu les choses : après nous avoir gonflé la tête avec le prétendu talent de Duru qui, je le rappelle, en presque 10 ans de qs n'a gagné qu'un 6 étoiles avec à l'époque, que peu d'opposition… Ce même Duru (à l'incroyable talent) qui est incapable de passer un 4ème tour sur un qs 10 000 et c'est encore pire quand l'opposition est réelle (avec les pros du top 34). Quels sont ses résultats depuis 2009 et le Lacanau pro ? Que dalle! Si, 2 vendée pro, tu parles d'un exploit…Il va avoir prochainement 27 ans et ce n'est plus un espoir pour le surf français depuis un bon moment. Je ne parle même pas d'Hawaï ou de l'Australie où nos "pros" sont carrément ridicules. Alors oui, a quand un vainqueur d'un qs 10 000 aussi relevé que celui d'Haleiwa ? Allez, Sunset commence ce soir. On pronostique ? Sortie des français dès le départ ou au 2 ème tour? Ouch, suspens insoutenable. Je ne parle pas de Florès ou Bourez mais des bras cassés Lacomare, Martin et co.
Répondre
simwax - le 27/11/2015 à 13:03
il a raison, arrête de cracher contre l'offshore jonny ca te revient toujours dans la gueule !
Répondre
dédé - le 27/11/2015 à 18:37
Michel Bourez s'est qualifié en gagnant à Haleiwa... joan Duru va gagner à Sunset cette année.
Répondre
méd34 - le 27/11/2015 à 19:23
ouais j'aime bien ta réponse, en plus de manque de talent, leur manque du mental à tous ces gars, un peu comme le grand miky picon. Je l'aime bien quand même Miky. Dans ce sport, si tu choisis la compétition, alors tu dois avoir un esprit de compétition, travailler dur et avoir de la rage ... Moi j'aurai sérieusement les glandes de perdre une série. Je rejoins quand même alex sur le fait qu'en France on a moins de surfeur et des vagues de qualité, alors il est compliqué de sortir un champion, j'ai envie de dire qu'en Europe, les prochains bons surfeurs sont peut être du côté de la Méditerranée, certainement d'Italie, en Sardaigne il y a plus de surf de qualité dans l'année que n'importe ou ailleurs en Europe.
Répondre
méd34 - le 27/11/2015 à 20:11
ah oui j'avais oublié, ils n'ont jamais les bonnes planches, jamais le bon choix de matos mdr, c'est très surfeur français ça aussi
Répondre
Ben - le 28/11/2015 à 11:12
Johnny a raison et quand je vois qu'on écrit qu'il n'y a pas de vagues de grandes classes en France je suis mort de rire ....!!! La vérité c'est qu'il faut qu'on arrête de se regarder le nombril ,ce qui est sur c'est qu'on a pas le niveau ,par contre on a toutes les conditions pour être compétitif ,mais la fédération à une grosse part de responsabilité dans cette affaire .Par contre nos "stars" du surf ne sont là que pour le sponsoring et les magasines .
Répondre
Alex - le 28/11/2015 à 17:23
Je ne crois pas avoir été particulièrement virulent dans mon message... je n'ai de plus à aucun moment critiqué l'article. J'ai simplement souhaité répondre à johnny johnny qui n'en était pas à son premier message critiquant les français.
J'ai l'impression que le sens de mon texte a été mal interprété. J'ai justement bien dit qu'en France nous n'avions clairement pas un JJF, un JW ou un Médina. Je trouve simplement que sur la scène internationale, pour un petit pays comme la France on s'en sort pas si mal et que si je dois espérer un futur talent français, c'est un véritable talent et non pas Wade Charmichael.
Bref, je précise que je ne suis pas un pote de Duru&co, venant défendre son copain coûte que coûte dans surfsession. Je trouve juste assez lassant, et c'est finalement assez français, de systématiquement faire du bashing sur nos sportifs.
Répondre
Alex - le 29/11/2015 à 00:36
Arrêter de se regarder le nombril consisterait sans doute à reconnaître que la France n'a pas de véritable spot world class... alors qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, j'adore les vagues de chez nous et la magie de l'aléa des bancs de sable peut faire que l'on trouve un véritable joyau avec presque personne à l'eau. Mais ce joyau ne sera qu’éphémère. Le revers de la médaille c'est que l'on a des spots capricieux ! Dans d'autres pays (bali par exemple), à partir du moment où les conditions sont annoncées bonnes, tu sais que tu surferas des vagues parfaites quoi qu'il arrive. De plus en France avec les houles d'hiver, en dehors de quelques spots du sud des landes et du pays basque il n'est pas possible pour les groms de surfer souvent et cela freine forcément leur progression. Après la France garde du potentiel pour former de bons surfers mais soyons réaliste : si on prend les deux meilleurs au classement bourez et flores, ils ne viennent en France que pour profiter de la meilleur période (septembre, octobre), le reste du temps ils ont toujours surfé ailleurs depuis qu'ils sont gamins. Un gars comme léo fioravanti, a passé très très peu de temps chez lui en Italie... Bref donc encore une fois, je dis qu'avec les moyens actuels, la France ne s'en tire pas si mal dans le surf mondial. Nos "stars" du surf ne sont peut être là que pour le sponsoring et les magazines comme tu le dis mais en même temps, c'est leur boulot, c'est comme ça que la machine fonctionne et qu'ils vivent de leur passion (j'en aurais bien fait autant si j'avais pu). Dans les autres pays ça marche pareil, t'inquiète que john john aussi il est là pour le sponsoring et les magazines..
Répondre
Ben - le 29/11/2015 à 19:57
Tout a fait d'accord ,le surf est un "sport" d'élitiste ,si tu ne surfes pas toutes les meilleures vagues de la planète dès l'âge de 13 ans ,ce qui implique un milieu plus que aisé tu ne peux rivaliser avec les meilleurs du circuit .Maintenant ce qu'on veut dire ,c'est qu'on en a marre de ces mecs qui sont avancés en âge et qui n'ont quasiment aucuns résultats en WQS.On leur donne trop d'importance ,je les vois surfer régulièrement ,ils n'ont rien de plus que certains petits jeunes qui m'impressionne bien plus ?? Alors ,je pose une question ? ou est le problème en France ???
Répondre
debz - le 30/11/2015 à 16:13
Salut Alex, effectivement je n'avais pas bien saisi le sens de son 1er post mais je constate que ça a permis de lancer le débat ;-)...
je me permets encore une fois une comparaison avec le BMX (où c'est encore une fois un français qui est champion pro US cette année ...) : ds ce sport (MX également) le niveau est bon en France car il y a plein de pistes adaptées aux gamins...et ça paie sur le long terme : j'ai déjà vu des gosses de 14 ans sauter des bosses que des pros ne sautaient pas...mais à 5-6 ans ils avaient eu des conditions pour s'entrainer...or en surfe de soulac à Seignosse je vois aucun spot pour vraiment adapté à des gamins lors des swells d'hivers et je ne parle meme pas de la température de l'eau ...d'ailleurs avec les miens on finit tjs à Hendaye comme la plupart des écoles de surf qd ont voit les vans sur les parkings!!! au plaisir de se croiser à l'eau .
Répondre
Articles relatifs
| 1 
07/03/2011 - Extra
Vidéo du swell cyclonique Bianca qui a frappé la côte Ouest australienne fin janvier. "Best surf ever" d'après...
| 3 
07/08/2010 - Extra
Echoué sur la plage, le requin agonisant a pu rejoindre la mer grâce à l'aide d'un surfeur et d'un promeneur p...
| 2 
05/09 - Free Surf
L'actuel numéro un du CT en free surf en Australie, enfin dans son espace aérien...
Le mag en cours
Météo Surf
Prévisions et webcam de mon spot
Shop
Livres, Bd, Magazines, Goodies
Dossier // 1
| 0 
La Surf French Tech
Extrait du dossier du mag de septembre, sur ces entrepreneurs français du web, version surf.
Dossier // 2
| 0 
partir pour rester
Extrait du dossier du mois, sur ces Français qui ont choisi de vivre à l'étranger, avant tout guidés par leur envie de s...