Sous l’influence du cyclone Harry, la mer s’est brutalement réveillée sur le littoral méditerranéen, offrant des conditions aussi rares qu’exigeantes. Non loin du Cap d’Agde, là où peu de surfeurs s’aventurent, des bancs de sable éphémères — rappelant ceux des Landes — ont sculpté des vagues inattendues.
C’est dans ce décor surréaliste que Jules Agazar, surfeur originaire de La Ciotat, s’est lancé dans une véritable mission. Courants puissants, placement délicat, lecture millimétrée : la Méditerranée ne pardonnait rien ce jour-là. Pourtant, au cœur de ce chaos maîtrisé, une vague se dresse. Creuse, rapide, parfaite. Jules s’y engage et disparaît sous la lèvre, enfermé dans un tube aussi improbable que spectaculaire — une image que l’on associe rarement à la Grande Bleue.
La scène, capturée par son frère Jack Agazar, témoigne de ces instants rares où la Méditerranée révèle un visage sauvage et presque irréel. Une parenthèse fugace, rendue possible par une combinaison unique de météo, de bathymétrie et d’audace.
Une vague, un tube, un moment suspendu — rappelant que même loin des océans mythiques, la Méditerranée peut, parfois, écrire de grandes histoires de surf.
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