La perfection indonésienne ajoutée au style inimitable de Bruce, merci la vidéo.
Après la violente tempête de ce week-end, l’océan semble avoir décidé de se faire pardonner en envoyant une jolie petite houle sur le littoral Atlantique.
Malgré des températures un peu fraîches, les vagues d’Aquitaine ont été prises d’assaut dès le lever du jour. Tim Boal, Rudy Marechal, Richard Marsh et bien d’autres étaient au rendez-vous dès 8 heures du matin sur un spot du sud des Landes pour s’enquiller de profonds barrels.
De près de 2 mètres le matin et chatouillé par un lèger vent off-shore, le swell est rapidement tombé mais a permis à un bon nombre de chanceux de profiter d’un joli surf sous le soleil. Certains pics habituellement bondés étaient ce jour-là étonnamment tranquilles, pour le plus grand plaisir de surfeurs comme Thomas La Fonta, Pierre Rollet ou Florian Foncillas, qui ont scoré toute la journée entre Anglet et Capbreton, où Tom Frager a même fait son apparition en fin d’après-midi…
Ce mardi 2 mars, qui coïncidait avec le passage du Surf Session Local Tour en Aquitaine pour la fin du road-trip (voir compte-rendu), avait des airs de journée printanière avant l’heure… Encore 2 semaines avant de voir les arbres bourgeonner, on tient le bon bout…
Photos : Tisto / Michael Darrigade / Antoine Justes
Tomber sur Silvana Lima n’était pas un cadeau mais c’est la règle du seeding : les moins bien classées affrontent les meilleures.
Du coup, les débutantes du World Tour se retrouvent face aux championnes de ce circuit. La brésilienne Silvana Lima, vice-championne du Monde en 2009 et 2008, troisième en 2007, a été l’une des seules à disputer la suprématie de Stéphanie Gilmore, championne du Monde depuis trois saisons.
Radicale et tonique, Silvana Lima est l’une des rares surfeuses pros à réaliser de beaux aerials. Dans les vagues du troisième tour du Roxy Pro Gold Coast (un petit mètre cinquante venté), elle a su prendre des vagues plus longues que Lee Ann et a enchainé les manœuvres.
Lee Ann a bien surfé et sur sa meilleure vague, notée 5,50, elle n’était pas loin de se caler dans un beau tube. Malheureusement, à ce niveau cela ne suffit pas et la Française s’incline 14,33 à 8,90.
La compétition s’est ensuite déroulée jusqu’aux demi-finales qui verront s’affronter l’Hawaïenne Coco Ho et l’Australienne Stéphanie Gilmore puis l’Hawaiienne Mélanie Bartels à l’Australienne Chelsea Hedges (qui a sorti Lima en quart).
Par Vincent Biard
A suivre ce soir sur :
http://www.roxypro.com.au
Ce mois de mars, les lecteurs de Surf Session découvrent une nouvelle version de leur mensuel favori. 24 ans après sa création, Surf Session continue d’évoluer pour satisfaire les attentes de ses lecteurs. Ceux-ci, fins connaisseurs de leur sport, demeurent des observateurs exigeants, attentifs de chaque mouvement du magazine.
La vague du surf en France continue de s’étendre peu à peu vers de nouvelles régions. Les nouveaux pratiquants, de plus en plus jeunes, grossissent les rangs des passionnés. Les moyens de rester connectés à la culture surf se sont multipliés et la concurrence a grandi pour le magazine Surf Session. Au-delà des supports d’édition disponibles en kiosques ou dans les surfshops, la glisse a vite appris à domestiquer la vague du web. Chaque membre de la grande famille planétaire que forme aujourd’hui le surf est désormais informé en temps réel d’une bonne session à plusieurs milliers de kilomètres. Dans cet environnement en pleine mutation, chaque publication, presse quotidienne, presse gratuite, magazine généraliste ou spécialisée se pose la question de son évolution face à ces nouveaux concurrents gratuits et quotidiennement mis à jour.
Pour les éditions SURF SESSION, à chaque type d’information correspond un support approprié. Pour dompter la vague du net, la société développe depuis octobre 2009 www.surfsession.com version 2.0, le premier site français de surf dédié à l’information.
Concernant les magazines, l’avenir de publications qui privilégient la qualité des photos, une proposition éditoriale originale et le confort de lecture semble toujours prometteur. C’est dans cette direction que nous entraîne le numéro 272 de Surf Session…
BERNADETTE DUHART, direction des Éditions SURF SESSION
Pourquoi Surf Session propose-t-il cette nouvelle formule à ses lecteurs?
Après le lancement de www.surfsession.com, véritable site de flux d’informations surf, cette refonte de Surf Session était importante pour redonner aussi au magazine un nouvel élan. Apporter de la nouveauté et de l’innovation donne de la valeur ajoutée à notre métier et permet de se démarquer dans le paysage de plus en plus concurrentiel avec notamment le développement continu du web.
Au moment où la crise touche de plein fouet l’économie générale sans épargner nos activités d’édition ni celui du secteur glisse, il nous apparaît opportun de nous remettre en question, d’investir sur nos supports, de renforcer notre visibilité et notre notoriété.
En ces moments difficiles, les consommateurs deviennent plus sélectifs et exigeants, restent fidèles aux marques identifiées fortes, légitimes dans leur domaine… ainsi que tous nos partenaires.
Nous avons besoin de vitesse pour passer avec succès cette nouvelle section. Nous élevons notre engagement en conséquence. Notre ride en sera d’autant plus intense et passionnant !
Quelles seront les prochaines étapes ?
Le chantier est ouvert et Surf Session, le titre phare du groupe, ouvre la voie. Prochainement les magazines Surfeuses et Thrasher vont à leur tour connaître une nouvelle formule. Et puis, le nouveau site internet surfsession.com, après quelques mois de mise en ligne, nous inspire de nouvelles fonctionnalités. Les interactivités entre le pôle édition et le pôle web ne font que débuter.
La tournée Surf Session Local Tour commandée par la rédaction du magazine est par exemple actuellement suivie par Romain Ferrand, le rédacteur du site web. Cette présence sur le terrain sera renforcée avec le renouvellement cet été de la Tournée des plages ou le lancement d’opérations de délocalisation de l’équipe éditoriale : l’info en direct depuis le spot !
Imprimer des magazines, est-ce écolo ?
Si Surf Session a toujours pris fortement position en faveur de la défense de l’océan et du littoral, notamment à travers l’implication éditoriale de Gibus de Soultrait (membre de l’équipe fondatrice de Surfrider Foundation Europe), il était temps de passer à la vitesse supérieure. L‘évolution des techniques d’impression respectueuses de l’environnement était déjà en place. La qualité des papiers recyclés nous autorise aujourd’hui à basculer sur une fabrication « green » sans concession sur la qualité du produit qui détient blancheur et brillance améliorées.
OLIVIER SERVAIRE, rédaction du magazine Surf Session
Quel était le cahier des charges de cette formule ?
La dernière formule étant finalement assez récente, le changement est plus graphique qu’éditorial. Avec Julien Rouland et Xavier Gullon, les deux autres journalistes du staff, nous avons réfléchi étroitement avec Christophe Lestage le graphiste du mag. Le déroulé du magazine a légèrement changé ; nous avons apporté quelques évolutions sur le contenu.
L’intervention des experts est renforcée. La vision de ces spécialistes du surf constitue à nos yeux un apport intéressant qui permet de donner un éclairage plus pointu. Les experts pourront désormais s’exprimer sur deux ou trois pages et ils pourront également intervenir à l’intérieur même d’un dossier.
Autre exemple, la rubrique « My board» devient plus technique avec la comparaison systématique de deux planches de surf qui entraîne une description des shapes plus précise. Une nouvelle rubrique « clash » vise à réintroduire du débat dans la revue avec la confrontation de deux avis différents. Enfin le cahier « France » s’étoffe avec la présence chaque mois d’informations provenant de 12 régions différentes, dont une qui bénéficie d’un éclairage particulier.
Même si l’essentiel des bonnes photos (ce qui veut dire bons photographes, bonnes vagues et bons surfeurs au même endroit et au même moment !) proviennent encore beaucoup de l’Aquitaine, nous essayons de ne pas faire le mag du sud-ouest.
De même, si Surf session est LE magazine français du surf, impossible de faire l’impasse l’actualité internationale. Dans ce numéro 272, vous retrouvez donc Dane Reynolds devancer Maxime Huscenot et Hawaï côtoyer un spot de Loire-Atlantique.
Quel est la part de la photo dans le nouveau Surf Session ?
La part belle ! La photo de surf est un art qui mérite toute notre attention. Le montage du magazine se fait à présent à partir de doubles pages et les photos sont publiées en plus grande taille. Nous travaillons avec des photos en pleines doubles ou ¾ de doubles, plutôt que des pages simples qui se succèdent. Sur ces grands espaces, le recadrage peut être plus dynamique avec des bandeaux verticaux, des formats carrés qui apportent mouvement et diversité et des face à face spectaculaires.
Pour les photos, la nouvelle charte va nous obliger à choisir celles que nous souhaitons mettre en exergue : il y aura parfois moins de clichés publiés, mais ce seront les plus beaux et ils seront mieux mis en valeur. Le mag sera, je pense, plus esthétique.
CHRISTOPHE LESTAGE, graphiste du magazine Surf Session
Le changement graphique est le moteur de celle nouvelle formule de Surf Session. Quel a été ton cheminement pour arriver à ce résultat totalement différent de l’ancienne charte ?
Le fil conducteur de cette nouvelle charte graphique est d’oublier l’ordinateur et de construire les pages de façon plus naturelle, plus « environnementale ». On oublie la machine pour revenir au fait main, en rajoutant de l’humain au travail parfois impersonnel du Mac. Apporter des touches personnelles redessinées aux visuels permet par exemple d’ajouter une attention supplémentaire à une photo dont je peux redessiner la silhouette.
Nous accompagnons graphiquement ce mouvement par l’utilisation de couleurs et de matières naturelles à l’aspect « fait main » comme le bois, le papier, le crayon. L’idée est de remplacer la souris par la trousse d’écolier avec l’apparition de trombones, de crayonnés, de papier quadrillé. Les couleurs marrons, vertes, claires, remplacent les tons contrastés des anciens numéros, ils facilitent la mise en avant des photographies.
La couverture de Surf Session est totalement relookée, comment arrive-t-on à une telle refonte ?
L’ancien logo Surf session dans un rond imposait un certain type de construction des couvertures. Le bandeau permet une nouvelle approche beaucoup plus contemporaine et multiplie les possibilités de mises en page. L’ancien logo, au design très puissant, obligeait une composition de couverture sobre. La nouvelle version permet au contraire d’exprimer de l’originalité dans les titres avec l’ajout d’éléments graphiques comme la croix rouge associée aux interventions des experts, le point vert du papier recyclé, les traits de crayons qui soulignent les titres ou les flèches qui mettent en exergue les mots clefs. Et puis, le logo précédent datait d’une quinzaine d’année, la nouveauté donne un vent de modernité nécessaire à Surf Session.
Comment repense-t-on un logo si emblématique que celui de Surf session ?
La commande n’était pas au départ de changer ce logo, mais le travail sur les futures couvertures a fait émerger cette nécessité. Cela fait 15 ans que je travaille avec l’ancien logo, il devenait problématique pour l’exploitation des images. A l’origine, il avait été conçu pour une mise en page des couvertures avec une photo encadrée dans un bloc centré du type de Surfer’s Journal. Dès lors que nous mettions les photographies en pleine page, ce logo flottait parfois à mon goût sur la couv. Le passage au bandeau pousse l’ancien logo rond vers la sortie. Accolé sur une pastille verte, il disparaîtra dans quelques numéros.
Concernant le nouveau bandeau, nous avons retravaillé la typographie choisie sur sa graisse et l’espacement des lettres afin d’obtenir un bloc autonome. Par exemple, le point du « i » est une astuce graphique qui permet de « casser » le bandeau. Il se détache et change de couleur. Ce vert de cette première version rappelle le côté écolo de ce numéro de Surf Session imprimé sur papier recyclé.
Visionnez quelques pages du Surf Session N° 272 (mars 2010) en cliquant ici.
Consulter l’article : ICI
Pas très content Bobby Martinez que les demi-finales soient lancées dans les conditions de vagues assez médiocres –un bon mètre venté- de Snappers Rock ce vendredi 05 mars.
Backside sur cette droite mythique (quand elle marche), il lui a été impossible de battre Taj Burrow, beaucoup plus tonique en frontside. L’Australien s’est donc qualifié pour la finale du Quiksilver Pro Gold Coast 2010.
L’autre demi-finale opposait Jordy Smith à Dane Reynolds. On s’attendait à un super show mais le Californien n’est jamais vraiment rentré dans la série et l’a perdu 16,30 à 8,96 en chutant sur presque toutes ses vagues. Décevant.
En finale, Taj Burrow a su choisir de plus belles vagues que Smith et a offert un surf puissant et assez basique avec quand même quelques tail slides reverse. Résultat : 15,57 à 12,56.
Belle série pour Taj Burrow qui a gagné le WQS 4* de Burleigh Heads il y a une dizaine de jours et surtout le Billabong Pipe Masters 2009. Pour Jordy Smith, battre Slater –ce qui est toujours un exploit- et atteindre sa première finale World Tour marque auront été déjà de belles performances.
Par Vincent Biard
Toutes les vidéos des séries à visionner sur :
http://www.quiksilverpro.com.au
Jordy Smith gagne la première bataille de la saison 2010 face à Dane…Les juges ont voté et le jeune sud africain se qualifie du même coup en finale face à Taj Burrow sur la première étape majeure de l’année. Et vous, vous préferez le style jordy ou Dane ? On attend vos commentaires, les paris sont ouverts…
Commentaires
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hiiihaaaa sur Dane en single ?
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