Local Focale : Pablo Ordas

Actu Locale - Le jeune photographe d'Anglet nous parle de sa passion et nous présente une sélection personnelle de son travail.

Par Romain Ferrand - @romainferrand - jeudi 13 juillet 2017 à 10h17
Partager sur :   

Pablo Ordas traîne son boîtier sur les plages d'Anglet depuis longtemps. Le jeune photographe amateur a immortalité certaines des plus belles sessions de ces dernières années, et recherche au-delà de l'action ou la performance de nouveaux angles ou lumières avec lesquels jouer afin de sublimer ce coin qu'il aime tant.
Il nous parle de sa passion et nous présente une sélection personnelle de son travail :

Présente-toi en quelques mots...

Je m'appelle Pablo Ordas, j'ai 21 ans et je suis né à Bayonne. Je vis sur la Côte Basque, à Anglet, depuis que je suis né, et je suis passionné par l'image sous toutes ses formes. À côté de ça, je suis étudiant dans le domaine du multimédia et j'adore le rugby.

Quand et comment as-tu été attiré par la photo ?

Dès le plus jeune âge ! Quand j'étais petit, je faisais des photos de tout et de rien avec l'appareil photo numérique de mon père. Les repas de famille, les vacances ou les matchs de rugby que j'allais voir, tous les prétextes étaient bons. Au collège, des amis m'ont proposé de venir les prendre en photos pendant leurs sessions de surf et j'ai de suite accroché. Pendant près de quatre ans, j'étais sur les plages d'Anglet dès qu'il y avait des vagues. Maintenant, c'est un peu plus compliqué d'être autant présent sur les plages avec les études et activités que j'ai à côté, mais dès qu'une bonne session se profile et que je suis disponible, je n'hésite pas.

Toi qui shootes principalement du côté d'Anglet, comment fais-tu pour innover dans tes prises de vues ?

Avec ses digues, Anglet permet aux photographes d'avoir un angle que l'on ne trouve pas sur les beachbreaks classiques. Quand c'est gros et tubulaire, il y a vraiment moyen d'avoir de bons trucs. Sinon, pour innover, j'essaye de prendre un peu de hauteur à la recherche d'angles moins utilisés.

Sur quels genres de couleurs ou de détails tu t'arrêtes ?

J'aime bien les sessions tôt le matin, ou tard le soir où le ciel offre une belle panoplie de couleurs. On a la chance d'habiter dans une superbe région avec de beaux paysages, de ce côté-là, on est gâté. Pour ce qui est des détails, à part les grosses manœuvres, je trouve que les photos en vitesse lente ont vraiment quelque chose de particulier. C'est un axe que j'aimerais un peu plus travailler.

Quels surfeurs préfères-tu shooter ?

Les surfeurs d'Anglet que je connais en général. Avec des mecs comme Julien Thouron, Titouan Deffarges, Tom Dubos, Romain Laulhé pour ne citer qu'eux, on est souvent satisfait. Je shoote également les bodyboardeurs et bodysurfeurs sur Anglet. Il y a pas mal de niveau et des riders différents. Je me suis souvent régalé pendant des sessions avec Jo Jay, ou avec Stéphane Suarez les jours de gros. Sans oublier tous les autres qui déchirent !

Quel est la meilleure session que tu ai vécu derrière l'objectif ?

Probablement une session d'août 2012 à la Gravière. Ce jour-là, j'étais arrivé avec des potes aux alentours de midi et la marée était basse. C'était déjà bien gros mais quasi impraticable au bord. Lorsque la marée a commencé à monter, les premiers mecs se sont jetés à l'eau et ont rapidement scoré. Il y avait pas mal de surfeurs pros et les meilleurs bodyboardeurs mondiaux (Pierre Louis Costes, Dave Winchester, Amaury Lavernhe) qui ont assuré le spectacle toute l'après-midi. C'est d'ailleurs ce jour-là que j'ai eu ma première parution dans Surf Session avec une double page de Dimitri Ouvré.

Si tu devais choisir un spot dans les Landes ou le Pays Basque ?

C'est compliqué de trancher parce qu'on parle de types de vagues différentes. Les landes, pour leur côté violent avec des vagues tubulaires près du bord sont très photogéniques. Sur la Côte Basque, on a vraiment des paysages variés avec de nombreux points de vue en hauteur qui amènent de la diversité dans les compositions. Je garde donc un petit faible pour les spots de la Côte Basque.

Quelles relations entretiens-tu avec les surfeurs locaux ?

J'entretiens de bonnes relations avec eux. J'ai fait une ou deux erreurs de jeunesse dans mon passé, sans que ce soit avec de mauvaises intentions. Maintenant, je fais attention et ça se passe bien.

Comment définirais tu les plages d'Anglet en terme de lumière ?

La lumière sur les plages d'Anglet ressemble à celle présente sur les autres plages. On vit dans une région où le temps évolue très vite. Il peut pleuvoir le matin, et ça peut se lever en quelques instants. Du coup, on a des lumières qui bougent très vite, et c'est assez intéressant pour bosser. En hiver, on se retrouve avec des lumières assez basses et des couchers de soleil vraiment intéressants. Et à son habitude, l'automne allie souvent les premières belles houles avec des lumières assez douces. C'est une saison que j'apprécie particulièrement.

Tu as déjà voyagé ? Sinon dans quelle destination rêverais-tu d'aller ?

J'ai voyagé aux Canaries il y a quelques années, mais c'était dans le cadre familial. J'en avais tout de même profité pour faire quelques photos, car les vagues étaient sympas. Sinon, les vagues d'Indonésie font forcément rêver.

Ton matos ?

J'ai shooté pendant cinq ans avec un 60D de chez Canon. Récemment, je viens d'acquérir un 5DMark III, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de trop le tester, j'attends les bonnes sessions avec impatience. Sinon au niveau des objectifs, j'utilise principalement un 100-400mm et un 50mm.

Retrouvez le travail de Pablo Ordas sur son compte Instagram, sa page Facebook et son site web.

Petite vague prête à casser un soir d'hiver, alors que la marée était encore un peu haute.
Pierre Bergeras au bottom qui profite des swells de l'automne.
Pierre-Louis Costes en août 2012. Violent et près du bord, les landes dans toute sa splendeur.
Même un jour gris, où les vagues ne sont pas forcément calées, il y a des angles intéressants à trouver en prenant de la hauteur. Romain Laulhé.
Titouan Deffarges en action, pas dérangé par le monde ce jour-là.
Thiago Tipas qui se régale derrière la digue.
Romain Laulhé tout droit vers la sortie. Peu de lumière ce soir-là, quelques tentatives en vitesse rapide dont celle-ci qui fut intéressante.
La magie des couleurs sur la Côte Basque, lorsque le vent, la houle, et le sunset sont réunis.
Les lignes d'un gros swell d'hiver vues d'en haut.

Partager sur :   
COMMENTAIRES (0)
Articles relatifs
792  | 0 
18/08 - Actu Locale
La 24e édition a lieu ce soir sur le spot de la Chambre d'Amour à Anglet.
| 0 
22/06 - Actu Locale
L'ONG organise une grande brocante surf dimanche prochain.
| 0 
26/08/2015 - Actu Locale
Toute l'actu surf de ces dernières semaines dans le 6-4 : photos des belles sessions, interview de Romain Laul...
50  | 0 
Il y a 7 jours - Autres
La tragédie, la surfeuse, le wipe-out, le champion du monde et la vidéo de la semaine, on vous dit tout.