Un phénomène confirmé par les observations scientifiques sur l’ensemble des côtes françaises.
Une eau exceptionnellement chaude
Depuis plusieurs jours, les surfeurs sont nombreux à faire le même constat en entrant dans l’eau : elle est particulièrement chaude.
De Hossegor à Biarritz, en passant par Seignosse et Anglet, les surfeurs rapportent des températures de l’eau inhabituellement élevées depuis plusieurs jours.
Sur la côte basque, plusieurs pratiquants nous ont même signalé des relevés approchant localement les 26 °C dans certaines zones abritées.
Les données publiées par Surf-Forecast confirment cette impression. Sur plusieurs spots français, la température de l’eau dépasse largement les moyennes observées habituellement à cette période de l’année.
À Anglet – La Madrague, l’eau atteignait 24,1 °C, soit 4,7 °C au-dessus de la normale. À Lacanau, le thermomètre affichait 25,1 °C, un écart spectaculaire de 5,7 °C.
Les relevés du jeudi 25 juin
| Spot | Température | Moyenne | Écart |
| Anglet – La Madrague | 24,1 °C | 19,4 °C | +4,7 °C |
| Lacanau Océan | 25,1 °C | 19,4 °C | +5,7 °C |
| La Côte Sauvage | 23,5 °C | 19,1 °C | +4,4 °C |
| La Torche | 19,1 °C | 16,3 °C | +2,8 °C |
| Le Prado (Marseille) | 25,7 °C | 21,0 °C | +4,7 °C |
| Palavas-les-Flots | 26,0 °C | 20,1 °C | +5,9 °C |
Source : Surf-Forecast (relevés du jeudi 25 juin 2026).
Le phénomène ne concerne donc pas uniquement la façade Atlantique. Les relevés montrent également une Méditerranée particulièrement chaude, avec des températures proches de 26 °C sur plusieurs secteurs.
Pourquoi l’eau est-elle aussi chaude ?
Plusieurs facteurs expliquent cette situation.
La France connaît depuis plusieurs jours une vague de chaleur particulièrement marquée. Sous l’effet d’un fort ensoleillement, de températures élevées et de vents souvent faibles, la surface de l’océan et de la Méditerranée accumule progressivement de la chaleur.
À cela s’ajoute un brassage parfois limité des eaux. En l’absence de vents favorisant la remontée d’eaux profondes plus froides, la chaleur reste concentrée dans les premiers mètres de la colonne d’eau.
Mais cette situation s’inscrit également dans une tendance plus globale.
Les observations du programme européen Copernicus Marine Service mettent en évidence une anomalie positive des températures de surface sur une grande partie des côtes françaises depuis plusieurs semaines. Dans certaines zones, les écarts dépassent localement 5 °C par rapport aux normales saisonnières.
Les scientifiques parlent de « vague de chaleur marine »
Lorsque la température de surface de la mer reste anormalement élevée pendant plusieurs jours, les scientifiques utilisent le terme de vague de chaleur marine.
Ces épisodes peuvent avoir des conséquences sur les écosystèmes : déplacement de certaines espèces, prolifération d’algues, apparition plus fréquente de méduses ou encore stress pour la faune marine.
Pour les pratiquants des sports nautiques, l’effet est plus immédiat : les combinaisons intégrales restent souvent au placard plus tôt dans la saison, certains profitant déjà de sessions en shorty ou simplement en lycra.
Un phénomène appelé à se répéter ?
Les climatologues observent depuis plusieurs années une augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de chaleur marines.
Chaque épisode possède ses propres caractéristiques, mais la tendance est claire : les océans se réchauffent.
Voir une eau dépasser 24 °C à Anglet, 25 °C à Lacanau ou encore 26 °C en Méditerranée dès la fin du mois de juin reste inhabituel.
Si ces températures ravissent les surfeurs, elles constituent surtout un indicateur supplémentaire de l’évolution rapide des océans. Les prochains jours permettront de savoir si cette vague de chaleur marine s’installe durablement ou si le retour des vents fera rapidement redescendre les températures.
Sources : Surf-Forecast ; Copernicus Marine Service





