“Malware” : Enzo Cavallini balance un surf film brut et hypnotique

Des glitches numériques, des barrels lourds, des images d’archives volontairement dégradées et une atmosphère presque anxiogène : avec Malware, Enzo Cavallini signe probablement l’un des edits européens les plus intéressants de ce début d’année.

02/06/2026 par Surf Session


Loin des surf films ultra propres calibrés pour Instagram, le surfeur originaire de Guadeloupe livre ici un projet beaucoup plus brut et expérimental, quelque part entre surf film, collage digital et trip sensoriel.
Réalisé par Simon Levalois-Bazer, Malware mélange sessions tournées en France, en Indonésie, en Irlande et dans les Caraïbes avec une esthétique volontairement instable, saturée de textures lo-fi et de parasites numériques.

Un projet construit sur deux ans

Derrière l’esthétique chaotique du film, il y a surtout deux années de trips, de compétitions, de blessures et de tournages autofinancés.
Selon Stab, une grande partie du projet a été financée directement par Cavallini lui-même, dans une logique très DIY devenue rare dans le surf moderne.
Le film a ainsi été assemblé progressivement entre différentes sessions à Hossegor, en Irlande, en Indonésie ou encore dans les eaux chaudes de Guadeloupe et des Caraïbes.
Et ça se ressent à l’écran.
Malware n’essaie jamais d’être “parfait”.
Au contraire.

Le montage joue constamment avec les bugs visuels, les ralentis sales, les textures analogiques et les coupures numériques pour créer une sensation de tension permanente.


Qui est Enzo Cavallini ?

Malgré son nom italien, Enzo Cavallini est un surfeur français originaire de Guadeloupe, aujourd’hui installé entre les Landes et les beach breaks d’Hossegor.
Âgé de 27 ans, il fait partie de cette génération de surfeurs européens qui naviguent constamment entre compétition et freesurf.
Habitué des QS et Challenger Series, Cavallini s’est progressivement forgé une réputation solide grâce à son surf rapide, fluide et engagé dans des vagues très différentes, des beach breaks landais aux slabs irlandais.
Mais avec Malware, il semble surtout vouloir affirmer autre chose : une vraie identité visuelle.


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