Son témoignage intervient après l’annonce d’une suspension provisoire par la WSL, dans le cadre d’allégations distinctes concernant une soirée à Tahiti.
Noah Klapp a pris la parole sur Instagram pour dénoncer les violences qu’elle affirme avoir subies durant sa relation avec Alan Cleland Jr. Selon son témoignage, rapporté par le magazine américain SURFER, leur relation aurait duré environ un an et commencé lorsqu’elle avait 17 ans.
La surfeuse décrit des agressions sexuelles répétées, des violences physiques et des comportements de contrôle. Elle explique avoir longtemps gardé le silence, notamment par peur de ne pas être crue et des conséquences de sa prise de parole. Elle affirme que les récentes informations concernant son ancien compagnon l’ont décidée à rendre son récit public.

Une suspension provisoire annoncée par la WSL
Cette prise de parole intervient dans le contexte d’une autre affaire. Dans un communiqué reproduit par Surfing World, la World Surf League annonce avoir suspendu provisoirement un compétiteur du Championship Tour masculin après avoir été informée d’allégations qu’elle qualifie d’extrêmement graves.
La WSL précise que celles-ci concernent une réunion privée organisée à Tahiti en août, sans lien avec ses événements. La suspension s’applique à l’ensemble des compétitions de la ligue. L’organisation indique poursuivre sa procédure et avoir proposé son assistance aux autorités compétentes.
Le communiqué ne révèle pas l’identité du compétiteur. Le journaliste Nick Carroll, de Surfing World, identifie toutefois Alan Cleland comme le surfeur concerné. Selon ses informations, les faits allégués impliqueraient une adolescente australienne et plusieurs hommes.
Pour en savoir plus sur son parcours sportif, nous avions consacré un portrait à Alan Cleland à l’occasion de son arrivée sur le Championship Tour, publié en mai 2026, avant que ces accusations ne soient rendues publiques.
Des soutiens dans le surf professionnel
Le témoignage de Noah Klapp a suscité des messages de soutien de plusieurs figures du surf, notamment Kelly Slater, Tyler Wright, Bethany Hamilton et Gabriel Medina. La surfeuse remet également en cause la manière dont l’industrie valorise certains athlètes, tout en appelant à davantage de responsabilité face aux violences.
Dans son article publié le 13 octobre, SURFER indique qu’Alan Cleland n’avait pas répondu publiquement aux accusations au moment de la publication. Les accusations rapportées ne constituent pas une décision de justice. Alan Cleland bénéficie de la présomption d’innocence.





