Peyo Lizarazu : "Le foil, du surf encore plus engagé"

Portrait - Le surfeur basque goûte aux joies du foil depuis déjà quelques années.

Par - @surfsessionmag -
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Le foil, c'est venu comment pour toi ?

Le foil, sérieusement, c'est depuis 2 ans. J'avais testé il y a très longtemps quand mon partenaire dans les grosses vagues, Max Larretche, avait récupéré un foil à Tahiti, qu'il avait fait refaire ici sur la côte basque. C'était à la fin des années 90, début 2000. C'était un autre type de technologie. Depuis deux ans, j'ai pu vraiment m'y mettre après avoir vraiment découvert il y a cinq ou six ans, lors d'un déplacement aux États-Unis, ce que Laird faisait. Ça donnait envie mais c'était encore assez inaccessible, il faisait ça avec des bottes de snowboard, ça avait l'air assez effrayant quand même. 
Là, ça fait deux ans qu'on peut avoir accès à du matériel et qu'on a pu s'y mettre et c'est très, très, très rigolo.



Quel genre de conditions tu recherches pour le foil ?

J'ai un éventail de conditions qui est beaucoup plus large. Quand c'était très petit, en général, j'allais pas surfer, j'allais plutôt faire du vélo. Depuis que je fais du foil, j'ai laissé mon vélo de côté parce que je cherche même plutôt des petites vagues, c'est très agréable dans des petites vagues. Comme on la chance d'avoir très souvent un minimum de petites vagues, ça ouvre un éventail bien plus large de possibilités pour aller surfer. En ce moment, c'est peut-être une phase, je fais que ça. Parce que, pour moi, c'est juste une manière encore plus engagée de faire du surf, c'est très technique, ça va plus vite. J'ai plaisir parfois à retrouver mon stand up ou mes planches normales. Si je devais partir en voyage, je prendrais d'abord un foil parce que ça permet de surfer des vagues très petites comme très grosses.



Ça se passe comment la découverte ?

Au début, c'est assez surprenant, une fois qu'on a l'habitude, c'est comme une planche normale. La sensation la plus agréable c'est de prendre une vague, on en sort, on chercher une ondulation un peu plus loin. Cette histoire de lire l'océan pour aller chercher les petites ondulations, c'est quelque chose d'assez grisant. Sur les grosses vagues, il y a vraiment cette sensation de surfer des montagnes qui bougent, il y a beaucoup de vitesse, c'est assez bluffant. Ce qui est bluffant, je m'y suis habitué, mais c'est le silence. Il n'y a aucun clapot, c'est très, très silencieux. Ça surprend souvent les gens qui sont dans l'eau avec nous, les surfeurs avec des planches normales.



Comment se mettre au foil ?

La meilleure chose pour commencer, c'est de comprendre comment fonctionne l'aile, ça se fait très bien derrière un bateau ou un jet-ski. Ensuite, on peut essayer d'aller dans les vagues. C'est sûr que c'est mieux d'avoir quelques années ou décennies de surf derrière soi avant de se mettre au foil parce que c'est très technique et différent.

 > Plus d'infos sur les foils F-One

> Retrouvez les portraits de Manu Portet et de Stéphane Iralour

Mots clés : peyo lizarazu, foil, f-one
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