Pays Bigouden – La génération terrible

Titouan Visioli a documenté les sessions de ces derniers mois dans ce petit coin de la Bretagne.

27/06/2023 par Rédaction Surf Session

Le surf, est avant tout une histoire de partage. Dans le Pays Bigouden, une belle bande de copains passe son temps à chercher les meilleures vagues de leur région. Le groupe des Torcheux mène une vie rock’n’roll et c’est d’ailleurs ce qui a inspiré le titre de ce film qui retrace leur hiver. Ils auraient aimé naitre à l’époque où le Mötley Crüe était à son apogée, où les voitures de collection remplissaient le parking de la Pointe de la Torche et où le surf n’était pas encore à la mode. Aujourd’hui, les spots sont bondés mais ils gardent le sourire et continuent à vivre à la vitesse avec laquelle ils enchaînent les barrels et les reverse airs. Le jeune photographe et vidéaste Titouan Visioli à l’origine de ce film, documente le surf et plus précisément la vie des free surfeurs bigoudens. Vous pouvez d’ailleurs retrouver un article sur eux, que l’on nomme les Biloutes, dans notre mag d’été, disponible très prochainement en kiosque ou en ligne sur notre site web !

Dans le film, quelques noms vous seront sans doute familiers… Les noms de Titouan Canevet et Théo Julitte sont déjà apparus sur notre site web pour leur différents édits ou exploits sportifs. En effet, ils font partie de cette génération terrible. Un autre surfeur, plus méconnu, du nom de Tom Esteva, sort du lot de par son engagement et sa technique dans les barrels, sans oublier les bassins du Louvre. Ce jeune bigouden a suivi pendant plusieurs années le circuit des compétitions locales avant de voyager pour surfer, grâce à son métier de cuisinier. Nos confrères de STAB avaient d’ailleurs partagé une excellente vague de Tom, shootée aux Mentawaï, sur laquelle il fut gêné par un surfeur et mis en danger au passage. Dans le film, vous ne pouvez pas le louper dans sa combinaison léopard.

La plupart des vagues du film ont été prises à la pointe de la Torche et sa voisine, la plage de Pors Carn. Les beachbreaks et les reefs de la région peuvent offrir des tubes parfaits, mais très techniques, comme cette droite à Pors Carn que l’équipe a eu la chance de surfer plusieurs fois cet hiver, lorsque les conditions étaient réunies. Assis, quand la dune le permettait, ou debout comme un piquet, Visio, comme les garçons l’appellent, restait des heures durant, sous la pluie et le vent, à scruter chaque mouvement à l’eau pour ne pas louper une seconde du prochain barrel.

Born Too Late Pays Bigouden Titouan Visioli
L’un des nombreux airs de Titouan Canevet

La prochaine génération à venir regardera ce film pendant que ceux qui y figurent se rappelleront de tous ces bons moments, avec une pointe de nostalgie certaine. Titouan a l’habitude de capturer discrètement des moments de vie avec sa caméra (ou son téléphone quand elle tombe en rade), une pratique qui semble échapper à Joseph, un ancien : « Il en fait rien en plus (de ces vidéos), il fait rien de tout ça, des fois il fait un petit montage, celui là il est pas mal je le balance. Les trois quarts du temps il en fait rien« . Comme quoi, les instants les plus banals peuvent finalement devenir les plus significatifs.

Born Too Late Pays Bigouden Titouan Visioli
Le vidéaste Titouan Visioli

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2 commentaires

  • Julien
    24 juillet 2023 10h20

    C’est décevant.. et dire qu’après ça les gens vont assimiler cette image de la Bretagne.. c’est ridicule.
    Entre les 60 airs et les quelques replaqués, le nombre de tube dans des conditions pour le moins solide, certes, ça prends quand même la moitié de la vidéo.. de ce que je retiens. J’espère que les internautes garderont en tête les images de Gaspard, Ian, Gladus, Hugo et des vidéos de Thomas pour Kanabeach..

    Julien du 35.

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  • Quilfen
    1 juillet 2023 12h50

    Oui ben on n est loint du compte.
    Y a plus de personnes au top des sessions de surf que ce qui est montré ici. Mais très peu sont connu car ne faisant pas de compétition ils n apparessent pas dans la presse ni les réseaux sociaux. Discrets, passionnés mais engagés, ils devoilent toute la grace de ce sport. De plus certains jours les spots étant saturés certains surfers migrent vers des spots peu connus, voir inconnus du public.
    Mais bon c est un peu toujours les mêmes images qui reviennent. Rien de nouveau quand on est des premieres heures du surf sur la Cornouaille…
    Ok, c est pas mal pour l histoire et le développement du surf et des écoles ESB chee nous

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