Une importante vague de Kelvin traverse actuellement le Pacifique. Elle pourrait donc relever temporairement le niveau de l’océan sur les côtes californiennes. C’est pourquoi les scientifiques surveillent ce phénomène de près à l’approche de l’hiver.
Qu’est-ce qu’une vague de Kelvin ?
Contrairement à ce que son nom suggère, une vague de Kelvin n’est pas une vague de surf. Il s’agit en effet d’un déplacement massif d’eau chaude à travers le Pacifique. Ce mouvement est notamment favorisé par l’affaiblissement des alizés, lui-même associé à El Niño.
Lorsqu’elle atteint les côtes américaines, elle peut ainsi provoquer une élévation temporaire du niveau marin. En général, les scientifiques évoquent une quinzaine de centimètres. Toutefois, les valeurs peuvent être plus importantes localement.
Quelles conséquences pour les spots ?
D’abord, cette hausse ne génère pas directement de houle. En revanche, le risque apparaît lorsqu’elle se combine aux grandes marées, aux tempêtes et aux houles hivernales.
Dans ce cas, quelques dizaines de centimètres supplémentaires peuvent suffire à accentuer l’érosion. De plus, ils peuvent modifier les bancs de sable. Par conséquent, certains reefs, point breaks ou beach breaks pourraient fonctionner différemment.
La Californie en première ligne
Par ailleurs, la Californie est particulièrement vulnérable. Ces derniers mois, Malibu, Dana Point, Carlsbad et San Clemente ont déjà subi une forte érosion. Ces secteurs ont également connu des dégâts liés aux houles.
Pour rappel, le précédent historique reste l’El Niño de 1997-1998. Cet épisode avait d’ailleurs profondément marqué le littoral californien.
Bien sûr, personne ne peut affirmer que l’hiver 2026-2027 reproduira ce scénario. Néanmoins, El Niño, un niveau marin élevé et cette vague de Kelvin se cumulent cette année. Les prochains mois seront donc particulièrement scrutés.
Pour les surfeurs, la question dépassera ainsi la simple taille des vagues. Il s’agira aussi de voir comment ces conditions pourraient transformer les spots eux-mêmes.
Source : NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration Home)





